Le Commissariat urbain de Kébémer, au Sénégal, a procédé le jeudi 9 juillet 2026 à l’interpellation de neuf personnes soupçonnées d’être impliquées dans des faits d’incitation à la débauche, de racolage, de séjour irrégulier et de proxénétisme.
L’opération fait suite à plusieurs dénonciations anonymes reçues par les services de police, provenant notamment des quartiers Diamaguène et Cité Niakh. Les signalements faisaient état de l’existence d’une concession occupée en majorité par des ressortissants étrangers, qui aurait été transformée en lieu de prostitution clandestine à proximité d’un débit de boisson.
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Selon les informations communiquées par les forces de l’ordre, cette concession, qui disposait d’un accès direct au bar voisin, aurait servi de cadre à des activités assimilées à une maison close. Des consommateurs auraient également été autorisés à y consommer occasionnellement des produits stupéfiants.
Les enquêteurs soupçonnent le gérant du bar d’avoir joué un rôle central dans l’organisation de ces activités illicites. Celui-ci aurait mis à disposition des clients des services de travailleuses du sexe ainsi qu’un espace dédié, dans le but d’attirer et de fidéliser sa clientèle.
À la suite de ces renseignements, la Brigade de Recherches du Commissariat urbain de Kébémer a été chargée de mener les investigations nécessaires. Une opération ciblée a alors permis l’interpellation de neuf individus.
Parmi eux, trois personnes ont été surprises dans la maison close située dans l’enceinte du bar. Le vigile, qui assurerait également la gestion de fait de l’établissement, ainsi que la caissière présente sur les lieux, ont été arrêtés pour des faits présumés de proxénétisme et d’incitation à la débauche.
La poursuite des investigations a ensuite conduit les policiers vers un second site situé au quartier Cité Niakh. L’immeuble, selon les enquêteurs, était occupé par des travailleuses du sexe qui se livraient à une activité de prostitution clandestine et fréquentaient régulièrement le même débit de boisson.
La procédure judiciaire suit son cours. Les personnes interpellées devront être présentées devant les autorités judiciaires compétentes pour la suite de l’affaire.
Karina Fofana

























