Marie Princesse Ndoun Issié Mannequin, connue sous le nom de Princesse Issié, a décidé de briser le silence. L’ancienne reine de beauté camerounaise, élue Miss Cameroun 2023, a livré un témoignage sur les difficultés qu’elle affirme avoir rencontrées lors de son parcours international, notamment pendant sa participation à Miss World 2025.
Dans une déclaration publiée sur ses plateformes, Princesse Issié accuse certains membres d’un comité d’avoir tenté de fragiliser son école de mannequinat, PI Academy, ainsi que son aventure au concours mondial. Elle explique que son initiative n’avait pourtant aucun objectif de concurrence, mais plutôt celui de préparer davantage les jeunes candidates camerounaises aux compétitions internationales. « Après avoir eu la grâce de représenter le Cameroun à plusieurs reprises sur la scène internationale, j’ai ressenti le besoin de transmettre ce que j’avais appris. PI Academy n’a jamais été créée pour concurrencer une organisation. Elle est née d’une vision : celle de voir nos candidates arriver mieux préparées, plus confiantes et plus compétitives », a-t-elle déclaré.
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Selon elle, ce projet lui aurait valu plusieurs critiques et attaques. « Pourtant, ce projet m’a valu de nombreuses incompréhensions, des critiques et des attaques. Mais j’ai choisi le silence, le travail et la résilience », a confié la mannequin.
Revenant sur son expérience à Miss World, Princesse Issié évoque un épisode particulièrement difficile survenu le 26 mai 2025, alors qu’elle représentait le Cameroun à l’international. Elle affirme avoir appris que certaines candidates avaient quitté son académie après avoir été informées qu’elles risquaient de perdre leur place dans la compétition en restant au sein de PI Academy. « Pendant que je défendais les couleurs de mon pays à l’autre bout du monde, mon entreprise faisait face à des attaques et à de nombreuses difficultés », a-t-elle expliqué.
Le même jour, elle affirme avoir été informée d’un problème lié à son visa. Ayant elle-même préparé son voyage et les démarches administratives, elle reconnaît qu’une erreur avait conduit à une expiration de son visa le 30 mai, alors que la finale du concours était prévue le 31 mai. Elle indique avoir espéré un accompagnement de son comité, mais dit avoir été laissée seule face à cette situation. « On m’a simplement demandé de me débrouiller », a-t-elle regretté.

Dans son récit, Princesse Issié souligne toutefois le rôle déterminant joué par la consule du Cameroun en Inde, qui se serait mobilisée pour résoudre le problème administratif. « Heureusement, Madame le Consul du Cameroun en Inde a été un véritable soutien pour moi. Elle s’est immédiatement mobilisée afin que mon visa soit prolongé », a-t-elle témoigné.
Grâce à cette intervention et au soutien du comité de Miss World, elle a pu poursuivre son parcours jusqu’à la finale, malgré les difficultés rencontrées.
Pour Princesse Issié, cette expérience a été une épreuve personnelle qui lui a permis de renforcer son mental. Elle estime que l’image glamour des concours de beauté cache souvent des réalités plus complexes..« Derrière les sourires, les couronnes et les photos, il existe souvent des réalités que le public ne voit pas », a-t-elle affirmé.
Elle appelle ainsi à davantage de compréhension envers les candidates qui participent à ces compétitions. « Il faut avoir un mental extrêmement fort pour traverser certaines situations sans perdre de vue son objectif. Tout le monde ne le voit pas, mais chaque reine de beauté porte un poids que les autres ignorent », a-t-elle ajouté.
Malgré les obstacles évoqués, la jeune femme assure vouloir poursuivre son engagement à travers PI Academy. « Cette académie continuera de grandir, de former, d’impacter et d’ouvrir des portes. Avec ou sans l’approbation de certains. Parce qu’une vision ne s’arrête pas à cause des obstacles. Elle grandit malgré eux », a conclu Princesse Issié.
Lucien kouaho (stagiaire)


























