Stéphane Kipré, député de Gboguhé-Zaïbo à l’Assemblée nationale de Côte d’ivoire, consacré pasteur par l’Archevêque Nicholas Duncan-Williams, à Accra au Ghana s’est prononcé sur son compte Facebook le mercredi 1er juillet 2026. Conscient de son nouveau titre, il affirme que le chemin ne sera pas facile.
Une même vie, plusieurs vocations
Ce week-end, j’ai eu l’immense grâce d’être ordonné Révérend, serviteur de Dieu.
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Pour beaucoup, il ne s’agit que d’un titre. Pour moi, c’est l’aboutissement d’un long chemin de foi, de formation, de sacrifices, d’obéissance à Dieu et de service. Pendant plusieurs années, j’ai appris, j’ai été enseigné, j’ai servi dans l’ombre, j’ai accepté d’être corrigé et façonné. Ce week-end, des pères dans la foi ont reconnu publiquement ce que Dieu accomplissait déjà dans ma vie.
Je leur en suis profondément reconnaissant.
Aujourd’hui, je suis officiellement reconnu parmi les serviteurs de Dieu. Mais je demeure un homme politique et un entrepreneur, convaincu que ces responsabilités sont, elles aussi, des formes de service. Et je n’y vois aucune contradiction.
Au contraire.
Ces trois dimensions constituent les trois piliers de mon existence.
Servir Dieu est mon sacerdoce.
Servir mon pays par l’engagement politique est mon devoir.
Contribuer au développement économique par l’entrepreneuriat est ma manière de créer des richesses, des emplois et de redonner de l’espérance.
Je refuse de choisir entre ma foi et mon engagement pour la nation. L’un donne un sens à l’autre. Ma foi nourrit mon engagement politique, et mon engagement politique me rappelle chaque jour que servir Dieu, c’est aussi aimer les hommes.
Je sais que cette décision suscite des interrogations. Certains s’en réjouissent, d’autres restent sceptiques, quelques-uns critiquent ou ne comprennent pas.
À chacun d’eux, je veux simplement dire ceci : je respecte profondément toutes les opinions.
Mais les grands choix d’une vie sont toujours personnels. Ils ne se prennent ni pour plaire, ni pour convaincre tout le monde. Ils se prennent par conviction.
Et lorsqu’une conviction naît dans le cœur, qu’elle est portée par la foi et confirmée par Dieu, il faut avoir le courage de l’assumer.
Oui, je l’assume pleinement. Et j’en rends grâce à Dieu.
Non pas par orgueil, mais parce que je sais d’où Dieu m’a fait venir et où il me conduit.
Avant moi, en Côte d’Ivoire comme ailleurs en Afrique, des hommes et des femmes ont réussi à concilier une grande responsabilité publique avec une profonde vie spirituelle. Des hommes d’État, des responsables politiques, des entrepreneurs, des universitaires, des artistes et bien d’autres ont démontré qu’il est possible d’exercer de hautes responsabilités tout en demeurant profondément attachés à Dieu.
Je ne prétends pas être meilleur qu’eux.
Je souhaite simplement marcher humblement sur leurs traces et, par mon témoignage, montrer qu’il est possible de servir Dieu sans renoncer à servir son pays.
Mon rêve est grand.
Je rêve de voir une génération qui n’aura plus peur d’assumer sa foi.
Je rêve de voir davantage de responsables politiques, d’entrepreneurs, de footballeurs, d’artistes, de journalistes, de professeurs, de médecins, de maires, de ministres et de leaders de tous horizons répondre, chacun selon sa foi, à un appel de Dieu, sans renoncer à la mission qu’ils exercent déjà, car j’ai la conviction profonde que Dieu peut confier à un même homme plusieurs vocations qui, loin de s’opposer, se complètent et s’enrichissent mutuellement.
Je rêve d’une Côte d’Ivoire où les valeurs spirituelles, morales et humaines inspireront davantage notre manière de gouverner, d’éduquer, d’entreprendre et de vivre ensemble, dans le respect de notre République laïque et de la liberté de conscience de chacun.
Je sais que le chemin ne sera pas facile.
Toute nouveauté chez un homme public rencontre des résistances. Toute différence suscite des interrogations. Mais je crois que lorsqu’un appel vient de Dieu, Il donne aussi la force de le porter jusqu’au bout.
Je demande simplement au Seigneur de m’accorder l’humilité de rester fidèle à cet appel, la sagesse de bien servir mon pays et la force de demeurer intègre dans chacune des responsabilités qu’Il m’a confiées.
Que Dieu m’aide à être un serviteur fidèle, un entrepreneur utile à la société et un homme politique digne de la confiance de son peuple.
Avec humilité, je m’engage à servir Dieu de tout mon cœur, à aimer les hommes sans distinction et à continuer de mettre toutes les compétences qu’Il m’a données au service de notre nation.
Stéphane Kipré
Serviteur de Dieu
Entrepreneur
Honorable Député de la Nation
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction



























