Le groupe CANAL+ a annoncé, mardi 30 juin 2026, l’arrêt prochain de la distribution de plusieurs chaînes du groupe TF1 sur le continent africain. Cette décision intervient à la suite de l’échec des discussions engagées entre les deux groupes audiovisuels français.
Dans un communiqué publié depuis Issy-les-Moulineaux, CANAL+ indique avoir pris acte de l’impossibilité de parvenir à un accord global avec le Groupe TF1 malgré plusieurs mois de négociations. En conséquence, plusieurs chaînes bien connues des téléspectateurs africains ne seront plus distribuées sur les offres de l’opérateur. Il s’agit notamment de TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI, Ushuaïa TV et Histoire TV.
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Le groupe audiovisuel souligne que cette décision a été prise avec regret. CANAL+ rappelle entretenir des relations de longue date avec de nombreux partenaires du secteur audiovisuel français ainsi qu’avec les principales plateformes internationales de streaming. L’entreprise affirme également avoir manifesté sa volonté d’améliorer les conditions de son partenariat avec TF1 afin d’aboutir à un terrain d’entente.
Malgré ces efforts, les négociations n’ont pas permis de conclure un accord satisfaisant pour les deux parties. Cette rupture marque un tournant important pour les abonnés africains qui avaient accès à ces chaînes à travers les bouquets CANAL+.

Toutefois, le groupe dirigé depuis la France n’exclut pas une reprise des discussions. Dans son communiqué, CANAL+ affirme rester ouvert au dialogue et disponible pour renouer les échanges avec TF1. L’objectif affiché est de parvenir, à terme, à un accord « raisonnable, équilibré et pérenne » capable de préserver les intérêts des deux groupes.
Cette annonce pourrait avoir un impact significatif sur le paysage audiovisuel africain, où les chaînes du groupe TF1 bénéficient d’une audience importante. Les téléspectateurs devront désormais attendre d’éventuelles nouvelles négociations entre les deux géants des médias pour savoir si ces chaînes pourront un jour réintégrer les offres de CANAL+ sur le continent.
En attendant, la décision confirme les tensions qui peuvent exister autour des droits de distribution des contenus audiovisuels, dans un contexte de concurrence accrue entre les diffuseurs traditionnels et les plateformes numériques à l’échelle mondiale.
Lucien Kouaho (stagiaire)
























