À quelques mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA accélère sa révolution arbitrale. À travers une série de nouvelles règles dévoilées par le patron des arbitres, Pierluigi Collina, l’objectif est clair : réduire le gain de temps, renforcer la discipline et élargir le champ d’action de l’assistance vidéo.
La Coupe du monde 2026, organisée du 11 juin au 19 juillet 2026, servira de laboratoire à grande échelle pour plusieurs évolutions majeures du jeu. Selon FIFA, ces ajustements visent à améliorer la fluidité des rencontres tout en luttant contre les comportements antisportifs.
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Pour Collina, il s’agit d’un tournant : rendre l’arbitrage plus strict, plus rapide et plus cohérent dans un contexte où la compétition accueillera 48 équipes.
Des mesures fortes contre le gain de temps
Parmi les changements les plus marquants, les joueurs remplacés devront désormais quitter le terrain en dix secondes maximum. En cas de non-respect, leur remplaçant ne pourra entrer qu’au prochain arrêt de jeu, intervenant au moins une minute plus tard.

Une règle déjà testée dans des compétitions récentes a déjà eu des conséquences concrètes, comme lors d’un match de l’Islande face au Japon, où une équipe s’est retrouvée temporairement en infériorité numérique.
Autre nouveauté : un compte à rebours virtuel de cinq secondes sera appliqué pour les touches et les dégagements aux six mètres. Toute infraction entraînera une sanction immédiate, avec inversion de la touche ou transformation du six mètres en corner.
La VAR élargit son champ d’action
L’arbitrage vidéo, confié au système VAR, voit également ses prérogatives étendues. Jusqu’ici limité aux erreurs manifestes sur les cartons rouges directs, il pourra désormais intervenir sur : Les deuxièmes cartons jaunes menant à une expulsion, les erreurs d’identification d’un joueur sanctionné.
Certaines décisions de corners jugés manifestement erronées
Cette évolution marque une volonté de réduire les erreurs disciplinaires qui peuvent influencer lourdement le cours d’un match.
Tolérance zéro face aux comportements contestataires
Autre réforme forte : les joueurs ne pourront plus dissimuler leur bouche lors de conversations sur le terrain susceptibles d’être conflictuelles, sauf en cas d’échange amical. Cette mesure fait suite à plusieurs polémiques liées à des accusations de propos discriminatoires dans le football européen.
Par ailleurs, tout joueur quittant volontairement la pelouse pour contester une décision arbitrale pourra désormais être expulsé. Les officiels incitant à ce type d’action s’exposent également à des sanctions sévères.

Enfin, la FIFA adapte aussi la gestion des avertissements dans un format de compétition élargi. Les cartons jaunes seront annulés à la fin de la phase de groupes, puis à nouveau après les quarts de finale, afin d’éviter des suspensions jugées injustes en phase finale.
Une révolution arbitrale assumée
Avec ces nouvelles règles validées en lien avec l’IFAB, la Coupe du monde 2026 s’annonce comme un tournant majeur dans l’histoire de l’arbitrage moderne.
Entre discipline renforcée, usage élargi de la VAR et lutte contre les comportements antisportifs, la FIFA veut imposer un football plus strict, plus transparent et plus fluide.
Karina Fofana
























