Le journaliste et patron de presse André Silver Konan a réagi, mercredi 22 juillet 2026, aux débats suscités par la plainte déposée par Jonathan Morrison contre un internaute pour des propos jugés diffamatoires sur les réseaux sociaux. Dans une publication sur sa page Facebook, il a dénoncé la facilité avec laquelle certains internautes recourent aux injures, à la calomnie et au mensonge.
« Certains Ivoiriens ont l’injure, la calomnie et le mensonge faciles. Pour eux, insulter un homme public, le dénigrer ou le diffamer ne compte pas trop », a déploré le journaliste.
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André Silver Konan dit comprendre la décision de Jonathan Morrison d’avoir engagé une procédure judiciaire contre son détracteur, même si cette plainte a finalement été retirée. « Je suis d’accord avec Jonathan Morrison qui a porté plainte contre quelqu’un qui a passé son temps à l’accuser gratuitement. Il l’a retirée. OK », a-t-il écrit.
Le patron de presse s’est également interrogé sur la sincérité de certaines demandes de pardon formulées après des attaques publiques sur les réseaux sociaux. Selon lui, plusieurs personnes qui appellent à l’apaisement n’ont pas toujours dénoncé les propos offensants lorsqu’ils étaient tenus.
« Dans les demandes de pardon, il y a beaucoup d’hypocrisie. Le concerné s’abstient souvent de le faire parce qu’il continue à dénigrer en privé », a-t-il affirmé. Il ajoute que « la plupart de ceux qui demandent de laisser tomber sont ceux qui ne demandaient jamais à ceux qui vous dénigraient d’arrêter ».
Revenant sur sa propre expérience, André Silver Konan affirme avoir été la cible de nombreuses attaques, mais n’avoir jamais saisi la justice pour des propos tenus à son encontre sur internet.
« En ce qui me concerne, je n’ai jamais porté plainte contre personne. En dépit du fait que je suis l’un des hommes les plus insultés et diffamés du pays », a-t-il déclaré.
Le journaliste explique cette situation par son choix d’indépendance dans un environnement marqué par les clivages politiques. « Dans un pays où chacun a son camp politique et où la critique n’est bonne que quand elle vise le camp adverse, décider d’être indépendant vous place en position d’adversité de tous les camps », a-t-il souligné.
Toutefois, André Silver Konan prévient que cette tolérance pourrait avoir des limites. « Le jour où je déciderai de porter plainte contre des écrits sur les réseaux sociaux, c’est que je suis vraiment excédé », a-t-il averti.
Il assure qu’une fois cette décision prise, il n’y aura pas de retour en arrière. « Alors, c’est qu’il n’y a rien à faire, je ne retirerai pas ma plainte. La justice des hommes irait jusqu’au bout », a-t-il conclu, avant d’adresser un message de sagesse à ses lecteurs : « Dieu nous donne la bonne compréhension ! »
Lucien kouaho (stagiaire)
























