L’artiste Gadji Celi dans sa chronique « la voix de l’artiste », s’est prononcé sur la sortie de l’acteur Akowe sur Gadji Celi, ex-Pca du Bureau ivoirien des Droits d’Auteurs (Burida). Selon lui, Akowe se trompe de cible et d’adversaire.
Depuis trois jours, une affaire défraie la chronique. Un collectif d’artistes, avec à sa tête l’artiste Akowe, demande à l’ex-président du conseil d’administration (PCA) du Burida, Gadji Celi, des explications sur les fameux 2 milliards FCFA qui, en leur temps, avaient fait grand bruit au sein du Burida. Selon lui, c’est sous la gestion de Gadji Celi que cette somme aurait disparu. Toujours selon ses déclarations, l’ancien PCA dispose de 48 heures pour s’expliquer, faute de quoi une plainte sera déposée contre lui.
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Je voudrais dire à mon frère Akowe que je suis très surpris par sa sortie. Nous pensions que cette affaire avait été réglée par le ministre Maurice Bandama, alors ministre de la Culture, qui l’avait prise à bras-le-corps en rencontrant les différents acteurs. D’abord l’ex-directeur général, M. Barouan, qui s’était rendu à son bureau avec toutes les preuves relatives à ce dossier. Ensuite, l’ex-PCA Gadji Celi, à Paris, où cette affaire avait été définitivement clarifiée.
Mais puisque tu reviens sur cette affaire pour salir l’image de l’un de tes collègues, que tu as toujours appelé « Président », l’ancien membre du conseil d’administration que je fus va te rafraîchir la mémoire et te dire que tu te trompes de cible et d’adversaire.
Vois-tu, cher frère, lorsque Gadji Celi et l’Unartci ont pris le contrôle du Burida à l’issue d’une assemblée générale très médiatisée, Gadji Celi fut élu président du conseil d’administration, dont j’étais membre. Le premier acte posé par ce conseil fut de commander un audit de la maison afin de connaître sa situation réelle. C’est cet audit qui a révélé un déficit de 2 milliards FCFA qui auraient dû être distribués aux auteurs, mais qui ont servi à la gestion de la structure sans justification valable, sous une administration provisoire.
Le président du conseil d’administration, Gadji Celi, muni du rapport produit par ce cabinet d’audit — qui existe toujours et dont il détient encore des copies — ainsi que l’ex-directeur général, ont animé une conférence de presse avec l’ensemble du conseil d’administration. Cette rencontre s’est tenue sous la supervision de l’ex-secrétaire général du Burida, M. Ouattara, aujourd’hui à la retraite, qui représentait alors l’institution. C’est à cette occasion qu’a été annoncée à la presse la découverte de ces 2 milliards FCFA disparus des comptes du Burida.
Cher frère Akowe, c’est à la suite de cette conférence de presse très médiatisée que tu as été informé de cette affaire. Pourquoi, quinze ans après, viens-tu demander des comptes à celui qui a découvert cette situation et l’a exposée à toute la Côte d’Ivoire en révélant la gestion de ses prédécesseurs ?
Comme je l’ai dit plus haut, tu te trompes de cible. Ce n’est pas à ton frère Gadji qu’il faut demander des comptes, mais à ceux qui ont précédé Gadji Celi à la tête du Burida. Si mes souvenirs sont exacts, il s’agissait alors d’une administration provisoire.
Voici l’éclaircissement que je souhaitais apporter, cher frère. Salir l’image de Gadji Celi n’était ni opportun ni convenable. J’espère t’avoir apporté les précisions nécessaires, frère d’art Akowe.
Bien à toi.
Juste la voix de l’artiste.
Serge Kassy
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction
























