Pour sa toute première participation à une Coupe du monde, Curaçao ne cesse de faire parler de lui, non seulement pour ses performances sur le terrain, mais aussi pour une approche originale de la gestion de son groupe. La sélection caribéenne a en effet autorisé ses joueurs à partager leur hôtel avec leurs épouses et compagnes tout au long de la compétition, une pratique rare dans le football international.
Après une entrée difficile dans le tournoi marquée par une lourde défaite face à l’Allemagne (7-1), les Curaçaolais ont su relever la tête en décrochant un précieux match nul contre l’Équateur (0-0). Un résultat historique pour cette jeune nation qui dispute le premier Mondial de son histoire et que les joueurs ont pu célébrer aux côtés de leurs proches.
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Cette décision émane du sélectionneur néerlandais Dick Advocaat, qui a choisi de privilégier le bien-être de ses joueurs en leur permettant de rester entourés de leur famille durant le tournoi. Une initiative saluée par la médecin de la sélection, Suzanne Huurman, dans une interview accordée au média brésilien Globo Esporte.
« C’est assez unique dans le football international. Curaçao est un petit pays composé de personnes chaleureuses, joyeuses et très attachées à la famille. Cela me rappelle beaucoup le Brésil », a-t-elle expliqué.
Selon elle, cette proximité familiale contribue à instaurer un climat serein au sein du groupe. « Cela correspond à la culture de notre pays et apporte une certaine tranquillité aux joueurs », a-t-elle ajouté.
Au-delà du soutien moral, cette mesure représente également une aide financière importante pour plusieurs membres de l’effectif. La fédération de Curaçao prend en charge l’hébergement des conjoints et des enfants des joueurs, permettant à de nombreuses familles de vivre l’aventure mondiale aux États-Unis sans supporter des coûts parfois prohibitifs.
« Beaucoup de nos joueurs n’évoluent pas dans les plus grands championnats du monde. Pour certaines familles, il serait très difficile d’assumer plusieurs semaines de voyage et d’hébergement aux États-Unis. La fédération a donc décidé de couvrir ces dépenses afin que les joueurs puissent avoir leurs proches à leurs côtés. Sans cela, certains seraient probablement préoccupés ou stressés », a expliqué Suzanne Huurman.
Cette politique familiale atypique semble pour l’instant porter ses fruits. Dans une compétition où la pression est immense, Curaçao mise sur l’équilibre personnel de ses joueurs pour continuer à écrire l’une des plus belles pages de son histoire footballistique.
Les hommes de Dick Advocaat auront l’occasion de poursuivre leur aventure ce jeudi lors de leur troisième et dernier match de groupe face à la Côte d’Ivoire. Une rencontre décisive qui pourrait permettre aux novices du tournoi de rêver encore un peu plus grand.
Lucien Kouaho (stagiaire)
























