La polémique suscitée par l’aide promise par le Dr Roland Yapo à une candidate enceinte ayant obtenu son baccalauréat 2026 continue d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux. Face aux nombreuses critiques visant l’initiative du médecin et acteur social, le juriste ivoirien résidant en France, Olivier Kama Koffi, est monté au créneau pour défendre ce qu’il considère comme un acte de bienveillance et d’encouragement.
Dans une prise de position largement relayée, le juriste déplore les réactions hostiles enregistrées après la publication de la photographie de la jeune bachelière enceinte. Selon lui, certains internautes ont injustement présenté Roland Yapo comme une personne encourageant les grossesses en milieu scolaire, alors que son intention était tout autre.
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« Aujourd’hui, l’amour du prochain n’existe plus. Nous sommes à l’ère du jugement, du rejet systématique et de la recherche permanente de la moindre erreur chez autrui pour le discréditer », regrette-t-il.
Pour Olivier Kama Koffi, cette situation devrait plutôt amener la société à réfléchir sur la manière dont elle traite les personnes confrontées à des difficultés ou à des erreurs de parcours. Il estime qu’il ne faut jamais réduire l’existence d’un individu à une faute ou à un moment d’égarement.
Le juriste souligne également la performance remarquable réalisée par la jeune fille. Malgré sa grossesse, celle-ci est parvenue à décrocher son baccalauréat dans une session marquée par un taux national de réussite de 40,60 %, soit 122 360 admis sur 301 364 candidats.
« Avec sa grossesse, elle a tenu à relever ce défi et c’est cela qu’il faut saluer », affirme-t-il, rappelant que la candidate a réussi là où près de 179 000 autres postulants ont échoué.
Selon lui, le cadeau exceptionnel annoncé par Roland Yapo ne constitue pas une récompense de la grossesse, mais plutôt une reconnaissance de la détermination et de la résilience d’une jeune femme qui a refusé d’abandonner ses études malgré les difficultés rencontrées.
Le juriste rappelle par ailleurs que Roland Yapo est connu pour ses nombreuses actions sociales en faveur des personnes vulnérables. Il cite notamment les soutiens apportés à plusieurs jeunes commerçantes et mères de famille confrontées à des situations précaires.
« Ce geste s’inscrit dans la même logique de solidarité et d’encouragement », insiste-t-il.
Au-delà du cas particulier de cette candidate, Olivier Kama Koffi appelle à davantage de compassion et de compréhension dans les rapports humains. Il rappelle que les fondements mêmes des sociétés modernes reposent sur la réinsertion et l’accompagnement des personnes ayant connu des difficultés plutôt que sur leur exclusion.
Pour conclure son analyse, il cite une déclaration attribuée à Richard Bell, ancien ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, prononcée lors d’une rencontre à l’Université Félix Houphouët-Boigny en 2023 : « Nous vivons dans un monde d’êtres vivants où nul n’est à l’abri de l’erreur. »
Une citation qui, selon lui, résume parfaitement le regard de tolérance et d’humanité que la société devrait porter sur cette jeune bachelière et sur toutes les personnes confrontées à des épreuves de la vie.
Lucien kouaho (stagiaire)
























