L’ancien journaliste et animateur de la Radiodiffusion-Télévision Ivoirienne (RTI), Georges Taï Benson, s’est exprimé sur les critiques et les jugements auxquels il dit être confronté en raison de ses opinions. Invité d’une émission récemment, Georges Benson a livré une réflexion sur la liberté d’expression, la critique et la tolérance des divergences d’idées.
Au cours de son intervention, l’ancien professionnel des médias a affirmé qu’il privilégie la sincérité dans ses prises de position, qu’elles soient favorables ou critiques. « Quand ce n’est pas bon, je le dis. Mais quand c’est bon, je le dis aussi. Sans la liberté de critiquer, il n’y a pas le bonheur de réussir. Les gens n’aiment pas ça, mais moi je le dis », a-t-il déclaré.
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Georges Benson a ensuite dénoncé ce qu’il considère comme une tendance croissante à juger les individus en fonction de leurs opinions politiques ou idéologiques. Selon lui, certaines personnes remettent en cause son parcours et ses réalisations simplement parce qu’il ne partage pas leurs convictions. « Il y a un groupe de personnes qui dit que je n’ai rien fait parce que je ne pense pas dans la même direction que ces personnes. Aujourd’hui, certains se définissent par leur appartenance à un camp ou à un autre. Mais parce que je ne pense pas comme eux, ils affirment que je n’ai rien accompli. C’est abominable », a-t-il regretté.

Poursuivant son analyse, l’ancien animateur a estimé que ce phénomène dépasse sa propre personne et touche de nombreuses personnalités publiques. Selon lui, le refus d’adhérer à une organisation ou à un courant de pensée suffit parfois à susciter des critiques injustifiées. « Si demain quelqu’un crée son parti politique et que vous n’y adhérez pas, il peut se demander ce que vous avez fait de bon dans votre vie. C’est une façon de penser que je trouve regrettable », a-t-il expliqué.
Pour illustrer son propos, Georges Benson a eu recours à une image populaire. Il a comparé cette attitude à celle de quelqu’un qui dénigre ce qu’il ne peut atteindre, estimant que certaines critiques sont motivées davantage par des frustrations que par une analyse objective des faits.
À travers cette sortie médiatique, l’ancien journaliste a plaidé en faveur d’un débat public fondé sur le respect des opinions divergentes. Il a également appelé à une plus grande tolérance dans les échanges, estimant que la diversité des points de vue constitue une richesse pour la société plutôt qu’un motif de division.
Lucien Kouaho (stagiaire)


























