Le taekwondo français est confronté à un sérieux revers. La championne olympique Althéa Laurin a été suspendue pour une durée de vingt mois par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), à la suite de trois manquements aux obligations de localisation lors de contrôles antidopage.
La sanction, révélée par RMC Sport ce jeudi 4 juin 2026, prend effet à compter du 9 février 2026. La médaillée d’or des Jeux olympiques de Paris 2024 dans la catégorie des plus de 67 kg ne pourra reprendre la compétition qu’à partir du 10 octobre 2027.
A lire aussi : Zakia Khudadadi sacrée championne d’Europe de para-taekwondo sous les couleurs de la France
Selon les éléments communiqués, l’athlète de 24 ans a accumulé trois « no-shows » sur une période de douze mois. Deux de ces manquements seraient notamment liés à un problème d’interphone défectueux, qui aurait empêché les contrôleurs de la joindre lors de leurs visites.
Interrogée par RMC Sport, Althéa Laurin a reconnu sa part de responsabilité tout en évoquant une négligence plutôt qu’une volonté de contourner les règles. « Depuis des années, j’ai fait beaucoup de sacrifices dans mon quotidien. Mon équilibre personnel tourne autour de ma carrière et de ce que j’ai construit. C’est un moment difficile à vivre », a-t-elle confié.
Malgré l’impact considérable de cette suspension sur sa carrière, la championne française a indiqué avoir choisi d’accepter la décision. Dans un communiqué relayé par la Fédération française de taekwondo, elle affirme vouloir concentrer toute son énergie sur son retour à la compétition.
« J’ai pris connaissance de cette décision et j’ai choisi de l’accepter pour avancer. C’est un choix. Je suis une athlète, et c’est là que je veux mettre toutes mes forces », a-t-elle déclaré.
Cette absence prolongée risque toutefois de compromettre sérieusement ses ambitions pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Dans une discipline où la qualification repose largement sur le classement mondial, la Française disposera d’un temps très limité pour retrouver son niveau et accumuler les points nécessaires.
Selon les estimations, Althéa Laurin pourrait ne bénéficier que d’un seul tournoi européen majeur pour tenter d’assurer sa qualification olympique. Une situation qui inquiète les responsables du taekwondo français.
« C’est un coup dur », a reconnu Patrick Rosso, directeur technique national, également cité par RMC Sport.
La Fédération française de taekwondo a néanmoins assuré qu’elle accompagnerait l’athlète tout au long de cette période de suspension. L’espoir demeure également de voir la sanction réduite à l’issue d’éventuelles démarches engagées par son entourage.
Championne olympique à Paris en 2024 et figure montante du sport français, Althéa Laurin devra désormais faire preuve de patience et de résilience pour espérer retrouver les sommets et défendre ses ambitions olympiques à Los Angeles en 2028.
Karina Fofana
Dopage dans l’athlétisme : le Kényan Albert Korir suspendu cinq ans – allbuzzafrica
























