Le patron de presse et journaliste André Silver Konan a livré une analyse sans détour sur les performances du football africain à l’issue de la Coupe du monde 2026. Dans une publication publiée sur sa page Facebook ce mardi 21 juillet 2026, il a estimé que les résultats des sélections africaines démontrent que le continent n’est pas encore au niveau des grandes nations du football mondial.
Selon lui, la finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Argentine et l’Espagne illustre parfaitement la hiérarchie actuelle du football international. André Silver Konan souligne que l’Argentine de Lionel Messi est championne de la Copa America 2024 tandis que l’Espagne de Lamine Yamal a remporté l’Euro 2024. Pour le journaliste, voir les vainqueurs des deux plus prestigieuses compétitions continentales s’affronter en finale du Mondial relève d’une logique sportive incontestable.
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Poursuivant son argumentation, il rappelle que l’Argentine avait déjà remporté la Coupe du monde 2022 au Qatar après avoir gagné la Copa America en 2021. De même, la France, sacrée championne du monde en Russie en 2018, avait atteint la finale de l’Euro deux ans auparavant. Des exemples qui, selon lui, démontrent la continuité entre les performances continentales et les succès sur la scène mondiale.
À l’inverse, André Silver Konan estime que les représentants africains n’ont pas confirmé leur statut lors du Mondial 2026. Il évoque notamment le Sénégal, champion d’Afrique sur le terrain avec Sadio Mané, éliminé dès les seizièmes de finale. Il cite également le Maroc de Brahim Diaz, champion d’Afrique en titre sur le papier, stoppé en quarts de finale, ainsi que la Côte d’Ivoire, vainqueure de la CAN 2024, qui n’a pas dépassé le stade des huitièmes de finale.
Pour le journaliste, ces résultats traduisent les limites actuelles du football africain face aux grandes puissances européennes et sud-américaines. Il estime que le principal défi réside dans la professionnalisation des championnats nationaux, qu’il considère comme la base du développement du football de haut niveau.
« Nous ne sommes pas encore prêts pour le haut niveau. Et tant que nos présidents de fédérations ne réussiront pas à rendre nos championnats professionnels, nous aurons toujours de piètres résultats quand il s’agira de nous frotter aux autres nations européennes et sud-américaines », a-t-il déclaré.
André Silver Konan a conclu son intervention par un appel à la réflexion, invitant les acteurs du football africain à tirer les enseignements nécessaires pour combler l’écart qui sépare encore le continent des meilleures nations du monde.
Notons que dix représentants de la CAF étaient présents dans cette édition. Neuf des 10 équipes africaines ont franchi la phase de groupes du Mondial 2026. Cependant, si le Maroc n’a pas pu reproduire son exploit de 2022, il a quand même atteint les quarts.
Lucien kouaho (stagiaire)


























