Le pasteur Wilfried Zahui a été entendu par la Police économique à la suite de la diffusion d’une vidéo réalisée par l’influenceur Apoutchou National mettant en avant plusieurs véhicules de luxe lui appartenant. L’information a été révélée le samedi 30 mai 2026 par le journaliste Adrien Vabé, citant une source proche du dossier.
Selon les informations rapportées, le responsable religieux aurait été soumis à plus de quarante-huit heures d’audition dans le cadre d’investigations portant sur de présumés faits de blanchiment de capitaux. Ces investigations seraient toujours en cours, selon plusieurs sources concordantes.
L’affaire a également été relayée par la page Facebook Police Secours, qui a confirmé l’existence d’une enquête sans toutefois apporter davantage de détails sur son contenu ou son état d’avancement. « L’enquête se poursuit », a simplement indiqué la plateforme.
D’après la source citée par Adrien Vabé, le pasteur Wilfried Zahui, candidat non retenu à la dernière élection présidentielle, aurait été interpellé en début de semaine afin de s’expliquer sur la vidéo publiée par Apoutchou National. Celle-ci présentait une impressionnante collection de voitures de luxe attribuée au responsable religieux, dans plusieurs séquences tournées à Abidjan.
Toujours selon cette même source, après les auditions du pasteur, les enquêteurs se seraient rendus au domicile de l’influenceur Apoutchou National. Ce dernier aurait également été interpellé. Les deux hommes seraient entendus dans le cadre d’une procédure liée à des soupçons de blanchiment de capitaux.
Commentant l’affaire, Adrien Vabé s’est interrogé sur le rôle joué par l’influenceur dans la médiatisation de certaines personnalités visées par des enquêtes. « Après Lionnel PCS, c’est au tour du Pasteur Zahui de plonger après une vidéo ostentatoire publiée par lui. La vanité, disaient-ils dans la vidéo. Vanité des vanités, tout est vanité », a-t-il déclaré.
À ce stade, aucune communication officielle des autorités judiciaires ou policières n’a confirmé les charges éventuelles retenues contre les personnes concernées. Les investigations se poursuivent et la présomption d’innocence demeure applicable à l’ensemble des personnes citées dans cette affaire jusqu’à l’issue de la procédure.
Karina Fofana
























