Selon une publication de Police Secours, trois individus ont été interpellés et sept motos saisies après une parade de motos à Daloa lors d’un mariage.
Tout est parti d’un cortège de mariage coutumier. Au départ, rien de plus normal : des proches venus célébrer l’union de deux familles, de la musique, des klaxons et une ambiance festive. Mais, en quelques minutes, la célébration a pris une direction que personne n’avait vraiment invitée.
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Sur plusieurs motos, certains participants décident de transformer la route en terrain de spectacle. Accélérations brusques, zigzags, démonstrations de vitesse, figures risquées… La joie roulait à vive allure, mais la prudence, elle, semblait être restée à la maison.
Comme le dit un vieux proverbe africain, « celui qui court plus vite que sa chance finit souvent par rencontrer son destin. » Les policiers du District de Police de Daloa, dirigé par le Commissaire divisionnaire Troukole Bi Ouli Giscard Stanislas, suivent la scène avec attention. Pour eux, une fête n’autorise pas tout. Lorsque l’enthousiasme commence à mettre en danger les autres usagers, il cesse d’être une simple célébration pour devenir une affaire de sécurité publique.
L’intervention est rapide.
03 individus sont interpellés. 07 motos sont saisies. En quelques instants, le cortège festif laisse place au cortège administratif.
Il faut dire que la route possède une étrange philosophie : elle accueille tout le monde, mais elle ne pardonne personne. Elle ne fait aucune différence entre un invité de mariage, un père de famille, un motocycliste ou un simple piéton. Une seule erreur peut suffire à transformer un jour de bonheur en journée de deuil.
C’est précisément ce que les autorités veulent éviter. La Police nationale rappelle que les parades de motos ponctuées d’acrobaties, d’excès de vitesse ou de manœuvres dangereuses exposent non seulement leurs auteurs, mais aussi des dizaines d’usagers qui n’ont rien demandé.
La liberté de célébrer s’arrête là où commence le droit des autres à rentrer chez eux en toute sécurité. Le District de Police de Daloa annonce d’ailleurs le renforcement des opérations de contrôle, de prévention et de répression contre ces comportements à risque.
Un message clair est adressé aux organisateurs de cérémonies, aux conducteurs de motos et à tous les usagers : la route n’est ni un podium, ni un circuit de démonstration. Après tout, un mariage doit faire parler de lui pour les alliances échangées… pas pour les procès-verbaux dressés.
Parce qu’au bout du compte, la plus belle manière de célébrer une union reste encore que tout le monde puisse rentrer vivant à la maison. Ils seront bel et bien déférés devant les autorités judiciaires afin de répondre de leurs actes.
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction
























