Maître Abdoulaye Ben Méité, Avocat de l’État de Côte d’Ivoire s’est prononcé sur la condamnation de Apoutchou National et Lionel PCS le mardi 2 juin 2026 condamnés respectivement à 3 ans et 5 ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de 264 millions FCFA, chacun. Selon lui, l’État de Côte d’Ivoire « sort satisfait » après la condamnation des accusés au paiement d’une amende solidaire de 100 millions de francs CFA.
Selon Maître Abdoulaye Ben Méité, l’État de Côte d’Ivoire avait réclamé le paiement de dommages en son bénéfice en relation avec les faits, notamment de blanchiment, qui étaient poursuivis à l’encontre des prévenus. « La première satisfaction, c’est que notre parti a été déclarée recevable et que nous avons bien fait en la forme de nous constituer partie civile. Quant au contenu de nos réclamations, le Tribunal a estimé que nous étions partiellement fondés et nous a alloués la somme de 100 millions FCFA solidairement à la charge des prévenus. », s’est-il réjoui.
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Il affirme que l’État de Côte d’Ivoire prend acte de cette décision. « L’état de Côte d’Ivoire sort satisfait. L’État de Côte d’Ivoire entend prendre sa place dans toute instance en relation avec les faits, notamment le blanchiment de capitaux. Quand on sait les efforts qui sont constitués par les autorités de la Côte d’Ivoire et il faut participer pour contribuer à l’œuvre de justice. », s’est-il prononcé.
Pour lui, l’État de Côte d’Ivoire a bien fait d’être présent pour prendre toute sa place technique dans le cadre de ce procès. « Quant aux condamnations, ça, c’est de la part du ministère public. La partie civile n’intervient pas dans la condamnation. », s’est empressé de dire l’Avocat de l’État de Côte d’Ivoire.
« Nous avons constaté que le tribunal, après réquisition du ministère public. En ce qui nous concerne, nous sortons satisfaits de cette épreuve. Un procès qui a duré. Nous espérons que les prévenus pourront tirer avantage de cette belle opportunité processuelle qui leur est faite pour s’amender, pour faire attention à l’avenir dans leurs agissements. », a-t-il fait savoir.
À l’en croire, le Tribunal avait voulu donner un message, notamment à l’endroit de la jeunesse. Me Méité fait remarquer que l’État de Côte d’Ivoire communique à tout moment, disant aux jeunes qu’ils n’ont pas d’autre choix.
« C’est de travailler dans la légalité. Leonel PCS a péché. Vous l’avez entendu à la barre, légalement. On a dit pour certains qu’il est très jeune. Mais lorsqu’on est pénalement responsable, à partir de 18 ans, on tombe sous le coup du principe élémentaire du droit, selon lequel nul ne peut se prévaloir de sa méconnaissance des textes. », a déclaré l’avocat.
Selon lui, la jeunesse n’est pas une excuse. « Nous avons pris acte de la décision. Nous allons continuer de sensibiliser la situation, notamment à l’endroit de la jeunesse mais aussi des acteurs du monde économique. L’infraction de blanchiment ne pardonne pas. », a-t-il dit.
Il a assuré que l’occasion est belle de lancer un appel aux acteurs de commerce de faire attention dans les maniements d’espèces. « De faire attention avec les questions d’argent. Que chacun se conforme à la loi. Parce qu’à la fin de la journée, force restera à la loi. », a-t-il conclu.
Pour rappel, Lionel PCS a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 264 millions de FCFA. En plus de cette peine, trois de ses véhicules de luxe ont été saisis puis vendus par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC). Ses comptes bancaires créditeurs ont également été confisqués. Il devra par ailleurs verser 100 millions de FCFA à l’État de Côte d’Ivoire et 100 millions de FCFA à la Loterie nationale de Côte d’Ivoire (Lonaci).
De son côté, Apoutchou National a écopé d’une peine de trois ans de prison ferme assortie d’une amende de 264 millions de FCFA. Deux de ses comptes bancaires ont été saisis, ainsi que plusieurs biens immobiliers, notamment des terrains situés à Bingerville, Anyama et Agboville. Il devra également verser 100 millions de FCFA à l’État ivoirien et 100 millions de FCFA à la Lonaci.
Des restrictions supplémentaires
Outre les peines de prison et les sanctions financières, les deux condamnés font l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national pour une durée de trois ans. Ils sont également privés de leurs droits civiques et politiques pendant cette période.
La décision judiciaire leur interdit en outre d’émettre des chèques et d’exercer des fonctions de gérant ou de directeur durant six ans. L’utilisation des cartes de crédit leur est également interdite pour la même durée.
Karina Fofana

























