Le journaliste, Martial Gohourou a répondu ce samedi 4 juillet 2026 à ceux qui souhaitent la démission de Yacine Idriss Diallo et d’Emerse Faé. Il répond qu’exiger leur démission n’obéit à aucune logique sportive.
La vérité des chiffres sous l’ère Yacine Idriss Diallo
Depuis l’accession de Yacine Idriss Diallo à la présidence de la FIF, en avril 2022, la sélection nationale de Côte d’Ivoire a entamé une véritable renaissance. Sous sa gouvernance, les Éléphants ont été guidés par deux techniciens, à savoir le défunt entraîneur français Jean-Louis Gasset, puis son adjoint Emerse Faé, propulsé sélectionneur principal après le départ précipité de son mentor lors de la CAN 2023, suite à la lourde défaite face à la Guinée équatoriale en phase de groupes.
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Pourtant, malgré un bilan exceptionnel, un débat agite actuellement les réseaux sociaux et certains médias, réclamant la démission du patron de la maison de verre de Treichville et du sélectionneur national. A la lumière des faits et des statistiques, une question s’impose, quel est l’intérêt d’une telle contestation, si ce n’est une manœuvre purement politique ?
L’examen des chiffres globaux sous le mandat d’Idriss Diallo démontre une régularité
Impressionnante au plus haut niveau.
Concernant l’ère Jean-Louis Gasset entre mai 2022 et janvier 2024, bien que son aventure se soit arrêtée brusquement, le technicien français a posé les bases de l’équipe championne d’Afrique avec 17 matchs dirigés, 10 victoires, 3 nuls, 4 défaites, pour 34 buts marqués contre 16 encaissés, soit un ratio de 1,94 Points par match.
Reprenant ensuite une équipe en plein doute dès janvier 2024, le technicien de 42 ans Emerse Faé a transformé les Éléphants en machine à gagner, décrochant au passage le titre de meilleur coach de l’année 2024. Ses statistiques affichent 36 matchs dirigés, 25 victoires, 4 nuls, 7 défaites, ainsi que 69 buts inscrits pour 29 encaissés, ce qui représente un excellent ratio de 2,19 points par match.
Au total, le cumul de ce mandat sous la présidence d’Idriss Diallo présente un bilan remarquable de 53 matchs, 35 victoires, 7 nuls, 11 défaites, avec 103 buts marqués et 45 buts encaissés.
Au-delà des simples chiffres, ce sont deux compétitions majeures ou étapes clés qui ont été brillamment franchies sous la direction de ce duo managérial formé par Diallo et Faé, ramenant la Côte d’Ivoire au sommet après les fiascos des CAN 2017, 2019 et 2021.
D’une partie, le sacre continental avec la conquête de la troisième étoile lors de la CAN 2023 à domicile, conclue par une finale légendaire remportée le 11 février 2024, un exploit gravé à jamais dans l’histoire du pays. D’autre part, le retour au premier plan mondial lors du Mondial 2026 où, après une absence douloureuse de 12 ans sur la scène planétaire, la Côte d’Ivoire a non seulement validé sa qualification, mais elle y a surtout signé un exploit historique en atteignant le second tour, soit les seizièmes de finale. C’est une performance jamais réalisée par les générations précédentes lors des participations de 2006, 2010 et 2014, à laquelle s’ajoute un parcours jusqu’en quarts de finale de la CAN 2025.
Avec un tel palmarès, une CAN gagnée à domicile et une qualification historique au second tour d’un Mondial, exiger la démission de Yacine Idriss Diallo et d’Emerse Faé n’obéit à aucune logique sportive.
Ces deux hommes ont grandement contribué à écrire les plus belles pages du football ivoirien moderne. Il est évident que cette agitation médiatique est téléguidée par des ambitions électorales et des intérêts partisans, à l’approche du renouvellement des instances dirigeantes de la FIF prévu le 12 septembre prochain.
Face à la vacuité des arguments sportifs, les détracteurs tentent de déstabiliser une formule qui gagne, mais les faits restent têtus, le football ivoirien n’a jamais été aussi rayonnant depuis une décennie.
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction


























