Figure emblématique de l’athlétisme africain, Marie-Josée Ta Lou s’est confiée sur les difficultés qui ont marqué son parcours sportif. Dans une interview publiée sur les réseaux sociaux, la sprinteuse ivoirienne, spécialiste du 100 mètres et du 200 mètres, est revenue sur les blessures qui ont rythmé sa carrière ainsi que sur son amour initial pour le football.
Surnommée la « reine du sprint africain », l’athlète ivoirienne a révélé qu’elle n’a presque jamais eu l’occasion de concourir dans une condition physique optimale. « Toute ma carrière, il n’y a pas une année où j’étais à 100 %. Je n’ai eu que des blessures pendant ma carrière », a-t-elle déclaré, évoquant les nombreux pépins physiques auxquels elle a dû faire face depuis ses débuts au haut niveau.
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Habituée aux compétitions internationales et aux grandes scènes mondiales, Marie-Josée Ta Lou a également partagé avec humour les appréhensions qu’elle ressent parfois avant certaines courses, notamment sur le 200 mètres. « Le 400 mètres c’est un tour de piste, le 200 mètres c’est la moitié. Donc je regarde le 200 mètres, je regarde la piste et je regarde les adversaires qui sont là, je me dis : qui m’a envoyée ici ? », a-t-elle confié dans un éclat de rire.
Malgré son immense carrière dans l’athlétisme, la championne ivoirienne a expliqué que son premier amour sportif était pourtant le football. Durant son enfance, elle préférait jouer au ballon avec ses camarades plutôt que de s’orienter vers une discipline individuelle. « Mon amour pour le sport était le football donc j’avais tendance à jouer au foot avec les copines », a-t-elle raconté.

La vice-championne du monde a également évoqué les préjugés auxquels les jeunes filles sont souvent confrontées dans la pratique du sport. Selon elle, certaines mentalités considéraient encore que la place de la femme se limitait aux tâches domestiques. « On a tendance à dire que la place de la femme c’est la cuisine donc il fallait que je fasse quelque chose de différent, donc il fallait que je joue au football », a-t-elle ajouté.
Ces confidences mettent en lumière le parcours de détermination de Marie-Josée Ta Lou, devenue aujourd’hui l’une des plus grandes athlètes de l’histoire du sport ivoirien et africain. Malgré les blessures, les doutes et les obstacles, elle a réussi à s’imposer parmi les meilleures sprinteuses du monde grâce à son travail, sa discipline et sa persévérance.
À travers son témoignage, la championne ivoirienne envoie également un message fort à la jeunesse, en particulier aux jeunes filles, les encourageant à croire en leurs rêves et à dépasser les stéréotypes sociaux pour poursuivre leurs ambitions sportives.
Lucien Kouaho (stagiaire)
Côte d’Ivoire : Une rue de Koumassi baptisée « Rue Marie-José Ta Lou » – allbuzzafrica

























