La chanteuse ivoirienne Tina Glamour est montée au créneau le 10 mai 2026 pour dénoncer l’exploitation illégale des œuvres de son défunt fils DJ Arafat. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’artiste a exprimé sa colère contre des individus accusés d’avoir mis en circulation plusieurs titres inédits du roi du coupé-décalé sans l’autorisation de sa famille.
Très remontée, Tina Glamour a fustigé ce qu’elle considère comme un pillage du patrimoine artistique de son fils. Selon elle, certaines personnes profiteraient de l’image et des œuvres de DJ Arafat à des fins lucratives, sans tenir compte des droits de la famille ni du respect dû à la mémoire de l’artiste disparu.
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« Il y a des individus qui pensent qu’ils sont très malins et qui font sortir huit titres. Arafat a une famille. Son père est chanteur, sa mère est chanteuse et ses frères sont chanteurs », a-t-elle déclaré avec émotion.
La mère de l’artiste a également rappelé que les œuvres musicales de DJ Arafat constituent un héritage familial protégé par la loi. Elle estime que les personnes impliquées dans cette diffusion illégale agissent avec méchanceté et irrespect envers la mémoire de son fils, décédé en août 2019.

Encore marquée par la disparition de l’artiste, Tiana Glamour a confié qu’elle n’avait pas totalement fait son deuil, près de sept ans après le décès de celui que ses fans surnommaient “Daïshikan”. Face à cette situation, elle affirme avoir décidé de saisir la justice.
« C’est fini, la plainte est faite. Nous avons déposé une plainte au Pôle pénal parce qu’il y a de l’argent derrière tout ça. Vous prenez l’argent sur les œuvres de mon fils comme s’il n’avait pas de famille », a-t-elle dénoncé.
L’artiste a tenu à préciser que le patrimoine de DJ Arafat appartient exclusivement à sa mère et à ses enfants. Elle avertit que toutes les personnes impliquées dans cette affaire devront répondre de leurs actes devant la justice.
Cette sortie de Tiana Glamour relance le débat sur la protection des œuvres artistiques et les droits d’auteur en Côte d’Ivoire, notamment lorsqu’il s’agit de figures emblématiques de la musique ivoirienne.
Lucien Kouaho (stagiaire)
Tina Glamour : « Quand une femme perd ses enfants, on te traite de sorcière » – allbuzzafrica
























