« Survivante », un ouvrage autobiographique écrit par Roxane Ouattara, Chargée d’Etudes au Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières sera présentée le 30 avril 2026 au Salon International du Livre d’Abidjan (SILA) qui se tiendra du 28 avril au 2 mai 2026. C’est une œuvre qui dénonce la pratique de l’excision.
L’écrivaine ivoirienne Roxane Ouattara fera son entrée sur la scène littéraire avec son tout premier ouvrage autobiographique intitulé « Survivante », qui sera présenté au SILA. À travers ce livre, l’auteure, également Chargée d’Études au Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, livre un récit poignant inspiré de faits vécus. L’œuvre met en lumière le parcours de Gnimta, personnage principal confronté dès son enfance à l’excision, une pratique subie avec la complicité de sa propre mère.
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Au fil du récit, Gnimta entame une quête personnelle de reconstruction. En grandissant, elle prend conscience de son histoire et s’engage progressivement dans la lutte contre cette pratique, devenant une figure emblématique dans sa région le Hambol, au Centre-Nord de la Côte d’Ivoire et au-delà.
Selon Roxane Ouattara, le personnage doit faire face à de nombreux obstacles, notamment le poids des traditions et les pressions sociales. « Entre la peur de se mettre des parents à dos et l’envie de sortir sa région de ses traditions ancestrales qui peuvent mettre à mal la santé reproductrice chez la femme, Gnimta en a vu de toutes les couleurs. », explique-t-elle.
À travers cet ouvrage, l’auteure entend dénoncer une réalité encore préoccupante. Elle rappelle que l’excision touche aujourd’hui plus de 230 millions de femmes et de jeunes filles dans le monde, soulignant la difficulté d’éradiquer cette pratique profondément ancrée dans certaines traditions.
Pour Roxane Ouattara, il est essentiel de donner la parole aux victimes souvent réduites au silence. « Il faut parler pour celles qui survivent en silence et pour celles qu’on ne peut plus entendre », insiste-t-elle.
Originaire de Katiola, l’écrivaine appelle également à une mobilisation permanente contre les mutilations génitales féminines, au-delà des journées de sensibilisation comme celle du 6 février. « Ce combat doit être mené chaque jour », exhorte-t-elle.
Titulaire d’un Master en sociologie, spécialité Économie et Emploi à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, Roxane Ouattara poursuit actuellement un doctorat dans le même domaine. Passionnée de littérature et de journalisme, elle a collaboré avec plusieurs rédactions, dont Afrikipresse, Ivoirsoir, Afriksoir et Ivoir’Hebdo, etc.
Roxane Ouattara sera au SILA le 30 novembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan-Port-Bouët, avec son premier ‘’bébé’’, une œuvre engagée qui interpelle et sensibilise sur une problématique majeure de société.
Karina Fofana
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