Le créateur de contenu, Chérif Haïdara s’est prononcé sur la sortie du rappeur Didi B contre Debordo Leekunfa au Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA) ce samedi 2 mai 2026. Il affirme qu’il n’a pas salué sa sortie sur scène au FEMUA.
Moi, en tout cas, je n’ai pas salué la sortie de Didi B sur scène au FEMUA, et cela n’engage que moi.
Je ne dis pas qu’il a tort sur le fond, je ne dis pas non plus qu’il a entièrement raison. On peut multiplier les arguments pour justifier sa réaction, mais je ne la valide pas. Elle ne correspond ni à l’homme qu’il est devenu, ni au niveau qu’il a atteint.
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Primo, le FEMUA n’est pas le lieu pour régler un problème personnel ou même national. C’est une vitrine kulturelle qui rassemble des artistes de toute l’Afrik et au-delà. Il symbolise l’unité, la fête et le rayonnement. Y introduire une polémik personnelle, aussi justifiée soit-elle, c’est prendre le risque de ternir l’image de l’événement et de diluer son message.
Il existe des conférences de presse, des réseaux sociaux, des interviews ciblées ou même des œuvres artistik pour faire passer un message fort. Le scène du FEMUA méritait mieux, et un ambassadeur de la kulture ne règle pas ses comptes au milieu d’une parade.
Secondo, Debordo n’est tout simplement pas un adversaire à l’équilibre répondre. L’écart est abyssal en carrière, en impact, en rayonnement, en exigence artistik.
D’un côté, un artiste au sommet, avec une carrière internationale, une image forte et un impact réel. De l’autre, un personnage dont la carrière stagne depuis des années, dont la musik ne passe plus et qui n’a plus grand-chose à perdre.
Quand on a gravi tant d’échelons, répondre à quelqu’un qui stagne depuis des années, c’est se mettre à son niveau. Or, un homme qui n’a plus rien à préserver peut tout se permettre, l’indécence, la provocation gratuite, l’acharnement.
Toi, tu as tout à préserver.
En répondant, tu ne gagnes rien. Au contraire, tu perds de ta hauteur. Car on connaît la suite, Debordo va continuer avec des vidéos, puisqu’il n’a ni de son à produire, ni d’œuvre à promouvoir.
Est-ce toi tu vas enchaîner les clashs vidéo, les réponses indécentes, les lives interminables et les sorties sur lui ? Vas-tu sacrifié ton temps, ton énergie et ta sérénité pour quelqu’un qui n’attend que cela ? Non !
Alors si tu n’es pas prêt à t’enfoncer dans l’indécence comme ton adversaire, n’entame pas le duel.
Le Didi B que nous connaissons aujourd’hui, mature, calme, calculateur et stratège n’est pas fait pour ce genre de combat. Celui qui n’avait peur de rien, le Dalton existait dans sa jeunesse.
Tu as déjà fait ce qu’un homme bien devait faire. Tu as fini ton stade, tu as présenté tes excuses pour l’interprétation du geste. Tu as même, par cette humilité, collé ton image à la sienne. Il a choisi de continuer à t’insulter ? Oublie-le. Passe à autre chose.
C’est mon avis, et il nest pas donné pour mettre tout le monde d’accord non plus.
Nous te soutenons. Nous soutenons ta musik, tes projets, ton évolution. Mais nous voulons l’artiste qui inspire, qui grandit, qui construit un héritage. Pas celui qui descend dans l’arène pour un combat dont il ne peut sortir grandi.
Laissons le mode «Bazaroff» d’abord. Il est temps d’embrasser pleinement le mode « Bayo ». C’est dans cette version sereine, focalisée et triomphante que ton héritage se construit et que le monde continue de te suivre.
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction


























