L’artiste ivoirien Debordo Leekunfa est sorti de son silence ce dimanche 3 mai 2026, au lendemain de la vive polémique suscitée par les propos de Didi B lors de sa prestation au Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA). Dans une déclaration mesurée, l’artiste a tenu à recadrer le débat, en appelant au respect du cadre professionnel lors de grands événements culturels.
« Lorsqu’on est promoteur d’un événement d’envergure comme le FEMUA, qui bénéficie du soutien de l’État, certaines dérives ne doivent pas être tolérées », a-t-il déclaré. Par ces propos, Debordo Leekunfa semble dénoncer les règlements de comptes publics sur scène, qui, selon lui, nuisent à l’image d’un festival de portée internationale.
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L’artiste va plus loin en suggérant des mesures concrètes pour encadrer les prestations des artistes. « Dans les contrats signés avec les artistes, il faudrait interdire les règlements de comptes sur scène, afin de préserver l’image du FEMUA », a-t-il proposé. Une prise de position qui met en lumière la nécessité de professionnaliser davantage les spectacles et de protéger la réputation de ce rendez-vous culturel majeur.
Cette réaction intervient après la sortie très remarquée de Didi B, qui, lors de sa prestation le samedi 2 mai 2026, s’en est pris publiquement à Debordo Leekunfa dans un ton particulièrement virulent. Une séquence largement relayée sur les réseaux sociaux et qui continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique.

En se plaçant sur le terrain institutionnel, Debordo Leekunfa évite l’escalade verbale et recentre la discussion sur les enjeux liés à l’organisation d’événements culturels d’envergure. Son intervention souligne l’importance de maintenir un cadre respectueux et professionnel, surtout dans un festival comme le FEMUA, devenu une vitrine de la culture ivoirienne à l’international.
Alors que la polémique entre les deux artistes reste vive, cette sortie pourrait contribuer à apaiser les tensions, tout en ouvrant un débat plus large sur les limites à ne pas franchir sur scène et la responsabilité des artistes face au public.
Lucien Kouaho (stagiaire)

























