Le ministère burkinabè de l’Administration territoriale et de la Mobilité a annoncé, ce mardi 9 juin 2026, la suspension de deux associations musulmanes pour une durée de trois mois. Les autorités évoquent des activités non conformes à l’objet social pour l’une et des troubles à l’ordre public pour l’autre.
Le gouvernement burkinabè poursuit son action de contrôle des organisations associatives sur le territoire national. Par deux arrêtés signés le 9 juin 2026, le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité a ordonné la suspension temporaire de l’Association As Salam ainsi que de la Coordination des jeunes musulmans du Burkina Faso.
A lire aussi : De Dakar à Abidjan, comment le rap fait rayonner l’Afrique de l’Ouest
Selon les documents officiels, l’Association As Salam, reconnue sous le récépissé n° N0001462101 du 10 septembre 2022, est suspendue pour avoir mené des « activités non conformes à son objet ». Aucune précision supplémentaire n’a été apportée dans l’arrêté sur la nature exacte des faits reprochés.
De son côté, la Coordination des jeunes musulmans du Burkina Faso, enregistrée sous le récépissé n° N0685601 du 16 octobre 2019, est visée par une mesure de suspension motivée par des « troubles à l’ordre public ».
Les deux sanctions prennent effet pour une période de trois mois. Les arrêtés précisent que le Secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité est chargé de leur mise en œuvre et de leur suivi.
Cette décision s’inscrit dans le cadre des prérogatives de l’administration en matière de surveillance et de régulation des associations légalement constituées. Les textes indiquent également que les arrêtés seront publiés et diffusés partout où besoin sera.
À ce stade, aucune réaction officielle des responsables des deux associations concernées n’a été rendue publique.
Karina Fofana
























