Le milliardaire nigérian Aliko Dangote a levé le voile, le 14 mai 2026, sur les raisons ayant conduit à l’abandon définitif de son projet de rachat du club londonien Arsenal. L’homme d’affaires, fondateur du groupe Dangote, explique avoir privilégié un choix stratégique majeur : investir dans sa gigantesque raffinerie de Lagos plutôt que de devenir propriétaire des Gunners.
C’est au cours d’un entretien avec Nicolai Tangen que le milliardaire a détaillé sa décision. Il rappelle qu’à l’époque où Arsenal était estimé à environ 2,2 milliards de dollars, soit près de 1 320 milliards de FCFA, il s’est retrouvé face à une décision déterminante : engager ces ressources dans le football anglais ou les consacrer à l’achèvement de son complexe industriel.
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Finalement, Aliko Dangote a choisi d’investir dans la raffinerie de Dangote, située à Lagos, présentée comme le plus grand projet pétrochimique du continent africain. Ce chantier colossal, d’une capacité annoncée de 650 000 barils par jour, a nécessité des investissements massifs évalués à environ 1 320 milliards de FCFA, mobilisant l’essentiel de ses liquidités disponibles.
« Je suis un grand fan d’Arsenal, oui, j’ai failli acheter l’équipe », a-t-il confié avec franchise, reconnaissant avoir longtemps envisagé une entrée au capital du club londonien. Son intérêt pour les Gunners ne date pas d’hier. Dès 2010, il avait évoqué la possibilité de prendre une participation d’environ 16 % dans le club anglais, déjà considéré comme une institution du football européen.

En 2020, il avait réitéré son ambition de devenir actionnaire d’Arsenal, promettant de concrétiser ce projet une fois sa raffinerie achevée. Mais les exigences financières du chantier industriel ont progressivement redirigé ses priorités. Le projet de Lagos, devenu un symbole de l’industrialisation africaine, a absorbé des ressources bien supérieures à celles initialement anticipées.
Aujourd’hui, alors qu’Arsenal est évalué à près du double de sa valeur d’il y a quelques années, soit environ 2 640 milliards de FCFA, Aliko Dangote reconnaît que l’opportunité est définitivement passée. Avec lucidité, il tranche : « mieux que je reste fan et que je continue à financer mon entreprise », mettant ainsi fin à des années de spéculations autour d’une possible acquisition des Gunners.
Un choix qui consacre finalement la priorité donnée à l’industrie lourde africaine au détriment du rêve londonien d’un des clubs les plus emblématiques de Premier League.
Lucien Kouaho (stagiaire)

























