L’émotion reste vive après le meurtre tragique dans la nuit du 5 au 6 juillet 2026 de Koné Mamadou, jeune livreur à moto opérant pour la plateforme Yango à Abidjan. Selon sa compagne, Koné Mamadou avait l’habitude de rentrer tardivement en raison de son activité professionnelle.
Le drame s’est produit dans la nuit du 5 au 6 juillet 2026 au quartier Les Vallons, dans la commune de Cocody, où le jeune homme a été mortellement agressé à l’arme blanche par des individus qui lui ont ensuite dérobé sa moto avant de prendre la fuite.
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Alors que l’enquête se poursuit pour retrouver les auteurs de ce crime, le témoignage poignant de sa compagne permet de mieux comprendre les heures d’angoisse qui ont précédé la découverte de sa disparition.
Selon elle, Koné Mamadou avait l’habitude de rentrer tardivement en raison de son activité professionnelle. Cette nuit-là, ne le voyant pas revenir, elle n’a d’abord pas cédé à l’inquiétude. « Il a l’habitude de rentrer souvent tard dans la nuit. Je me suis couchée en l’attendant », raconte-t-elle.
Mais au fil des heures, l’absence prolongée du jeune livreur a commencé à susciter des interrogations. « Vers 4 heures du matin, je me suis réveillée et je ne l’avais toujours pas vu. J’ai voulu l’appeler, mais je n’avais pas de crédit de communication », explique-t-elle.
Au lever du jour, elle effectue un transfert d’unité téléphonique afin de tenter de le joindre. Ses appels restent cependant sans réponse. « Le numéro ne passait pas. J’ai alors commencé à m’inquiéter davantage », confie-t-elle.
Face à cette situation, elle décide de contacter certains collègues et amis de son compagnon afin d’obtenir des informations. N’obtenant aucun renseignement rassurant, elle entreprend des démarches auprès des autorités.
« Je me suis rendue au commissariat pour signaler sa disparition. Après ma déclaration, on m’a orientée vers la Police criminelle au Plateau où j’ai également déposé une déclaration afin que les recherches puissent être engagées », relate-t-elle.
Quelques jours plus tard, la terrible nouvelle tombe : Koné Mamadou a été victime d’une agression mortelle. Un choc immense pour sa famille, ses proches et ses collègues livreurs qui continuent de réclamer justice.
Malgré sa douleur, la jeune femme dit garder espoir que les responsables soient retrouvés et répondent de leurs actes devant la justice. « Nous ne devons pas laisser cette affaire sans suite. Il faut retrouver ceux qui ont fait cela », insiste-t-elle.
Ce drame relance une nouvelle fois la question de la sécurité des livreurs à moto et des travailleurs de nuit à Abidjan, régulièrement exposés aux actes de grand banditisme dans certains quartiers de la capitale économique ivoirienne. Les autorités poursuivent leurs investigations afin d’identifier et d’interpeller les auteurs de ce crime qui a profondément ému l’opinion publique.
Lucien Kouaho (stagiaire)

























