Dans une publication sur son compte Facebook, l’ancien ministre des sports Alain Lobognon a fait le diagnostic des échecs, selon lui, des Éléphants de Côte d’Ivoire lors des compétitions internationales. Pour lui, le problème des Éléphants, c’est la division constamment entretenue au sein de l’effectif.
2006, 2010, 2014 et 2026. Quatre années qui correspondent aux participations de la Côte d’Ivoire au Mondial de football. Quatre années de déception. Quatre participations au sortir desquelles un mauvais diagnostic est posé, quand il n’est pas tout simplement inexistant. Et pourtant, le vrai problème est connu par ceux-là mêmes qui dirigent ou gravitent autour de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire.
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Je me souviens d’une réunion au sommet, en mai 2010, quelques jours avant le Mondial en Afrique du Sud. J’avais exposé ce mal qui mine les Éléphants et dont personne ne voulait parler publiquement. Il fallait crever l’abcès définitivement et créer la cohésion qui fait défaut au sein du groupe. Chacun des dirigeants présents avait reconnu l’absence de cohésion et cette culture de la jalousie, entretenue pour des intérêts personnels. La réunion s’était terminée par un refus de régler le conflit à l’origine de ces divisions.
Nous avons des joueurs doués. Très doués. Mais la division l’emporte toujours sur le terrain, à force de vouloir comparer qui est le plus fort ou qui doit l’être pour plaire aux comités de soutien de tel ou tel joueur, encensé par des journalistes payés pour écrire. Aujourd’hui, ces clubs de soutien pullulent sur les réseaux sociaux, rivalisant de publications pour démolir un joueur ou un autre, pour s’en prendre à l’entraîneur dont la place est constamment convoitée, ou encore pour s’attaquer à des journalistes jugés trop critiques.
Remarquez-le bien. Les fois où la Côte d’Ivoire a remporté le trophée africain, c’était lorsque les joueurs s’étaient érigés en bloc patriotique autour du drapeau national.
En 1992, ils avaient tous dit non au remplacement de leur coach. Des joueurs, qui se savaient en méforme, privilégiaient le collectif au détriment de leur image de star de l’époque.
En 2015, ils avaient compris ce que la division leur avait coûté lors des finales de 2006 au Caire et de 2012 à Libreville. Je me souviens des larmes d’un des leurs, expulsé dès le premier match, à qui j’ai demandé d’oublier ce coup du sort et de se mettre au service du collectif pour la victoire finale.
En 2024 à Abidjan, ils s’étaient relevés de l’humiliation face à la Guinée équatoriale en faisant bloc autour d’un capitaine qui savait ce que perdre signifiait pour la Côte d’Ivoire. Ils avaient surtout su communiquer avec un coach que des groupes de pression et d’intérêts financiers ne voulaient pas voir diriger l’équipe.
Le problème des Éléphants, c’est la division constamment entretenue au sein de l’effectif par les dirigeants de notre équipe nationale et par les groupes d’intérêts qui détiennent des parts importantes dans la sélection des joueurs.
Le jour où cesseront les mesquineries et la méchanceté, les Eléphants n’humilieront plus les Ivoiriens lors des grands rendez-vous internationaux.
Alain LOBOGNON
5 juillet 2026
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction
Alain Lobognon


























