Le journaliste ivoirien Charly la Légende est monté au créneau pour défendre l’ancien président du Conseil d’administration du Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA), Gadji Celi, au cœur d’une polémique liée à une supposée affaire de détournement de 2 milliards de FCFA. Dans une publication relayée sur sa page Facebook, il dénonce ce qu’il qualifie de « lynchage médiatique » à l’encontre de l’ex-capitaine des Éléphants de Côte d’Ivoire.
Depuis plusieurs jours, des accusations circulent au sujet de la gestion de Gadji Celi à la tête du Bureau ivoirien des Droits d’Auteurs (BURIDA). Selon certaines allégations, l’ancienne gloire du football ivoirien aurait été impliquée dans une affaire portant sur un montant de 2 milliards de FCFA. Une accusation que Charly la Légende juge pour le moins surprenante, s’interrogeant sur le moment choisi pour remettre ce dossier sur la place publique. « Gadji Celi serait poursuivi pour une affaire de 2 milliards. Pourquoi maintenant ? Depuis quelques jours, l’ex-PCA du BURIDA est victime d’un lynchage médiatique pour une affaire de 2 milliards », a-t-il écrit.
L’artiste estime que les accusations formulées contre l’ancien dirigeant méritent davantage de clarification. Selon lui, la gestion du BURIDA ne relevait pas de la seule responsabilité de Gadji Celi, mais d’un conseil d’administration composé de plusieurs membres. « Gadji Celi a-t-il dirigé tout seul ce conseil d’administration dont il était le président ? J’aurais souhaité que les membres de son conseil de l’époque soient mentionnés dans leurs propos », a-t-il déclaré.
Pour Charly la Légende, cette affaire pourrait s’apparenter à une campagne orchestrée contre l’ancien international ivoirien. Il évoque l’existence de détracteurs qui chercheraient à ternir l’image de celui qui a longtemps été une figure respectée aussi bien dans le sport que dans le milieu culturel. « Je pense que c’est une cabale montée de toutes pièces par ces fameux détracteurs de Gadji Celi », a-t-il affirmé.
L’artiste va plus loin en soulignant que certaines personnes aujourd’hui très critiques envers l’ex-président du BURIDA auraient pourtant bénéficié de son soutien par le passé. Il s’interroge ainsi sur les véritables motivations de ceux qui réclament des sanctions à son encontre.
Au-delà de la polémique, Charly la Légende invite les acteurs du secteur culturel à concentrer leurs efforts sur des problématiques qu’il considère prioritaires pour les artistes ivoiriens. Il cite notamment la question de la copie privée, le chantier toujours inachevé du siège du BURIDA ainsi que l’assurance santé destinée aux artistes. « Je souhaite qu’ils déploient leur énergie sur d’autres problèmes du BURIDA, entre autres la copie privée, le siège du BURIDA qui est toujours en chantier, l’assurance santé des artistes », a-t-il indiqué.
Alors que les débats se poursuivent autour de cette affaire, les déclarations de Charly la Légende viennent alimenter les discussions sur la gestion passée du BURIDA et sur les responsabilités éventuelles des différents acteurs impliqués. De son côté, l’artiste affirme suivre ce dossier avec une attention particulière, dans l’attente d’éclaircissements sur les accusations portées contre Gadji Celi.
Rappelons que réunis le vendredi 29 mai 2026 au Centre culturel d’Abobo, à Abidjan, des sociétaires de l’institution ont exigé des explications sur la disparition présumée de deux milliards de francs CFA qui aurait été relevée dans un audit présenté aux artistes.
Conduits par l’acteur-comédien Akowé, porte-parole d’un collectif de sociétaires du BURIDA, les artistes ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme une absence de clarification sur la gestion financière de l’institution durant la présidence de Gadji Céli, élu à la tête du Conseil d’administration en juillet 2009 avant d’être remplacé en juin 2011.
« Nous sommes des artistes membres du BURIDA et avons participé aux différentes assemblées générales qui ont suivi la crise que tout le monde connaît. Aujourd’hui, nous souhaitons que toute la lumière soit faite sur cette affaire », avait déclaré Akowé lors de la conférence de presse.
Selon Akowé, les sociétaires ont toutefois appris, à travers un audit présenté lors des assemblées générales, l’existence d’un déficit financier de deux milliards de francs CFA qui serait lié à la gestion de l’ancien dirigeant.
« Pendant que les artistes se serraient la ceinture pour sauver le BURIDA, il nous a été révélé qu’un trou financier de deux milliards de francs CFA serait lié à la gestion de Monsieur Gadji Céli. Aujourd’hui, il est de retour en Côte d’Ivoire et nous estimons qu’il doit s’exprimer publiquement sur cette question », avait-il soutenu.
Lucien Kouaho (stagiaire)

























