Le Mexique a confirmé son accord pour accueillir la sélection iranienne de football durant la Coupe du monde 2026, dans un contexte marqué par des difficultés liées à l’obtention de visas pour entrer sur le territoire américain. Une décision annoncée ce lundi 25 mai par la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum.
Selon les autorités mexicaines, cette solution a été envisagée après des complications administratives rencontrées par la sélection iranienne, notamment en lien avec les procédures d’entrée aux États-Unis, pays hôte principal de la compétition aux côtés du Mexique et du Canada.
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« Les États-Unis ne veulent pas que la sélection iranienne s’établisse sur leur territoire. Ils nous ont donc demandé : peuvent-ils s’établir au Mexique ? Nous avons répondu oui, sans problème », a expliqué la présidente mexicaine lors d’une conférence de presse.
Une solution logistique validée par la FIFA
La Fédération internationale de football association FIFA aurait validé le principe de ce transfert logistique, permettant à la sélection iranienne de contourner les difficultés liées aux visas américains.
La sélection nationale iranienne, connue sous le nom de Team Melli, avait initialement prévu d’installer son camp de base à Tucson, en Arizona. Elle a finalement opté pour la ville de Tijuana, au Mexique, située à proximité immédiate de la frontière américaine.
Un choix stratégique pour l’Iran
Selon le président de la Fédération iranienne de football, ce choix présente plusieurs avantages logistiques, notamment la proximité avec les villes américaines où l’équipe disputera ses matchs de poule.
« Le trajet pour nos deux matchs à Los Angeles ne prend que 55 minutes en avion, ce qui est très court. C’est un avantage considérable », a-t-il souligné, évoquant également les contraintes liées au nombre limité de visas disponibles.
Un contexte diplomatique sensible
L’Iran évoluera dans un groupe disputé entièrement sur le sol américain, dans un climat diplomatique toujours tendu entre Téhéran et Washington. La sélection iranienne affrontera notamment la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte lors de la phase de groupes.
Ce dispositif exceptionnel illustre une nouvelle fois les ajustements organisationnels nécessaires pour garantir la participation de toutes les équipes à la compétition, malgré les tensions politiques et administratives entre certains pays hôtes et sélections qualifiées.
Karina Fofana
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