Le ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a affiché sa détermination à lutter contre certains contenus artistiques qu’il estime contraires aux valeurs culturelles et morales du Burkina Faso. Salon lui, l’Etat va bannir les œuvres qui n’honorent pas la femme.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le porte-parole du gouvernement a mis en garde les artistes dont les productions véhiculent, selon lui, des messages portant atteinte à la dignité de la femme ou encourageant des comportements incompatibles avec les valeurs de la société burkinabè.
A lire aussi : Ghana : Une nouvelle loi anti-LGBT+ adoptée, les inquiétudes des défenseurs des droits humains grandissent
« Les artistes qui montrent notamment des dames dans des situations qui n’honorent pas la femme, nous allons bannir de telles pratiques », a déclaré le ministre, réaffirmant la volonté des autorités de promouvoir une culture respectueuse des principes et des traditions nationales.

Cette sortie intervient dans un contexte où les débats autour des contenus diffusés dans les productions musicales, audiovisuelles et numériques occupent une place importante dans l’espace public. Pour le gouvernement burkinabè, la culture doit jouer un rôle essentiel dans l’éducation, la cohésion sociale et la préservation de l’identité nationale.
Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a ainsi annoncé que des mesures pourraient être prises à l’encontre des artistes dont les œuvres sont jugées contraires aux orientations culturelles défendues par les autorités. Il a notamment évoqué la nécessité de promouvoir des créations mettant en valeur les bonnes mœurs, le respect de la femme et les valeurs traditionnelles du pays.
Le ministre a également prévenu que l’État adoptera désormais une approche plus sélective dans l’octroi de son soutien au secteur culturel. Selon lui, les aides institutionnelles et financières seront prioritairement destinées aux artistes et acteurs culturels qui contribuent à la promotion de l’identité culturelle burkinabè. « Les soutiens institutionnels et financiers seront réservés aux acteurs culturels engagés dans la promotion des valeurs et de l’identité culturelle du Burkina Faso », a-t-il indiqué.

Cette position traduit la volonté du gouvernement de faire de la culture un levier de préservation des repères sociaux et de renforcement de l’unité nationale. Elle pourrait toutefois susciter des débats au sein du monde artistique, où certains défenseurs de la liberté de création pourraient s’interroger sur les limites entre régulation culturelle et liberté d’expression.
En attendant, les déclarations du ministre marquent un signal fort envoyé aux acteurs du secteur culturel, invités à inscrire leurs productions dans une dynamique de valorisation des traditions, des valeurs sociales et de l’image de la femme au Burkina Faso.
Lucien Kouaho (stagiaire)
Yvidero : « La femme ne sera jamais l’égale de l’homme » – allbuzzafrica


























