Le journaliste Casimir Kouassi, promoteur des distinctions « Éclats de Gloire » s’est prononcé sur sa collaboration avec certaines figures de la scène gospel ivoirienne dont Asaph du Ciel, Joshua DDY, Rose Sabine et Excel. Il évoque des différends financiers, des incompréhensions et des désaccords artistiques.
Casimir Kouassi est une figure centrale de l’industrie culturelle et religieuse en Côte d’Ivoire, principalement connu comme journaliste de formation . Consultant en communication et promoteur culturel, il est le créateur et le président de la Vision Éclat de Gloire, une structure qui organise les « Awards de la Musique Chrétienne ».
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Revenant sur la première édition de cette distinction de la musique chrétienne en 2017, Casimir Kouassi affirme que la collaboration avec Asaph du Ciel n’a pas été simple. « Lors de la première édition des Awards de la musique chrétienne, il faisait partie des lauréats et ça n’a pas été très facile avec lui, et il le sait. Il m’a même saisi au col parce qu’il réclamait de l’argent lors de cette cérémonie de distinction Éclats de Gloire. Il voulait que je lui paye le transport », a-t-il expliqué.
Pour lui ces tensions relevaient d’un manque d’expérience et d’une méconnaissance des réalités organisationnelles de l’événement, ajoutant que la situation se serait apaisée par la suite. Concernant Joshua DDY, le promoteur exprime surtout des divergences de vision artistique. Casimir Kouassi estime qu’un chantre doit impérativement officier dans une église locale et avoir un ministère reconnu, contrairement à l’artiste chrétien dont l’activité est principalement un métier musical professionnel. L’adoration chrétienne obéit à des codes précis et à une démarche spirituelle globale.
« Quand vous êtes musulman, bouddhiste ou journaliste, il y a des codes. Il ne faisait pas de l’adoration, mais chantait plutôt de façon langoureuse. L’adoration, c’est toute une vie : c’est attribuer à Dieu tout ce qu’on fait, c’est tout donner à Dieu, c’est ça l’adoration. Il (Joshua DDY) faisait du gospel, puis après il est venu développer le coupé-décalé gospel. Bon, c’est quelque chose que, naturellement, je n’approuve pas », s’est-il exprimé en ces termes.
Le journaliste s’est montré indulgent quant à Rose Sabine soulignant la sincérité de la chanteuse. Il a rappelé qu’elle lui avait confié être entrée dans la musique chrétienne sans en maîtriser les codes. Selon lui, l’artiste a depuis gagné en maturité et poursuit désormais sa carrière à l’étranger avec une approche différente. À propos d’Excel, Casimir Kouassi évoque des réserves exprimées par certaines personnes lors d’un sondage préparatoire à la deuxième édition des Éclats de Gloire en 2018.
« Il y a une maman qui m’a écrit pour me dire : « Pas celui-là ». Je lui ai demandé pourquoi, mais elle ne m’a jamais expliqué. Cela veut dire que, dans la conscience collective, les gens savent qui est chantre et qui ne l’est pas, mais tout le monde n’a pas le cran de le dire. Ce dont je suis sûr, c’est qu’Excel est un artiste, parce qu’il est auteur d’œuvres et qu’il organise aujourd’hui des événements. Maintenant, je ne sais pas où il chante ou officie en tant que chrétien, ni dans quelle église il est encadré, mais je sais que c’est un artiste, comme la plupart de ceux que nous voyons aujourd’hui. »
La musique gospel ivoirienne est un genre en pleine croissance. Elle mélange l’adoration, les louanges rythmées et des influences urbaines, tout en transmettant des messages de foi et d’espoir à travers plusieurs chansons populaires.
Rebecca Kouassi (Stagiaiare)
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