Au cour d’un panel, la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto s’est prononcée sur l’affaire Jean-François Kouassi (JFK), candidat déclaré à la candidature à l’élection présidentielle de 2025, sans le citer. Elle affirme que celui-ci s’était présenté à la Fonction publique, avec une pancarte.
La ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto, est sortie de son silence concernant l’affaire impliquant Jean-François Kouassi, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2025. Lors d’un panel, elle a fermement rejeté les accusations relayées autour de cette affaire, dénonçant des pratiques de désinformation et de manipulation.
Sans citer directement le nom de l’activiste, la ministre a relaté les circonstances ayant conduit à son interpellation.
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« Un président des jeunes, supposé se présenter à la Fonction publique, se déporte avec une pancarte. Je ne répéterai pas ce qui était écrit dessus, car vous le savez. Moi, je ne joue pas dans la désinformation, je ne joue pas dans la manipulation, je ne joue pas dans la diffamation des autorités. », a-t-elle déclaré.
« Mes collaborateurs se déplacent vers lui et lui disent : “Monsieur, venez chercher l’information.” Il refuse. Il veut faire le buzz, le show. Il va même sur la chaussée pour susciter des embouteillages, des klaxons, et les gens se demandent : “Mais qu’est-ce qui se passe ?” Et il dit : “On nous vole, on nous empêche de rentrer à la Fonction publique, réagissez !” », a-t-elle rapporté.
À l’en croire, JFK était en direct sur son portable. « De mon bureau, je regarde tout ça et je vois des milliers de coeurs.
Je regarde et je dis : “Mon Dieu, que devient notre jeunesse ? Où va notre jeunesse ?” Et quelqu’un lui dit : “Attention, tu es en train de troubler l’ordre public.” », a fait savoir Anne Ouloto.
« Il se déplace ensuite vers un autre coin, pas loin du palais de justice, et le même scénario se reproduit. Là, des personnes de bonne volonté vont vers lui : “Qu’est-ce qui se passe ? On peut t’accompagner pour voir la Ministre d’État et parler avec elle.” Et il répond : “Pas question, ce sont des voleurs.” Puis finalement, il y a eu l’interpellation. », a-t-elle souligné.
Elle affirme que nous sommes un État de droit et personne n’a envie de se faire passer pour un voleur, « personne n’a envie d’être diffamé ».
« Pendant ce temps, parmi vous, nous avons nos enfants, nos familles qui regardent cela avec beaucoup de curiosité. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Pourquoi en arrive-t-on à cela ? », s’est interrogée la ministre.
Et d’ajouter : « une fois interpellé, il dit : “Il faut demander pardon à Madame la Ministre. Non, ce n’est pas ce que je voulais dire. En réalité, je n’ai jamais dit ça.” Mais tu as écrit, et on a vu, et on a lu. Mon rôle n’est pas d’interpeller un citoyen qui veut penser, qui veut s’exprimer, qui s’interroge et qui veut comprendre. »
« Mais figurez-vous que parmi ces milliers de cœurs sur son direct Facebook, j’ai identifié de nombreux jeunes gens qui ont échoué à des concours et qui, auparavant, m’avaient envoyé des courriers en disant : “Madame la Ministre d’État, vous êtes une maman au cœur d’or, aidez-moi à entrer à la Fonction publique », a-t-elle expliqué.
Rappelons que Jean-François Kouassi (JFK) avait été interpelé le 8 janvier 2026, après avoir organisé un sit-in devant le ministère de la Fonction publique, pour dénoncer « la corruption » qui s’y pratique.
Plusieurs chefs d’accusation, notamment trouble à l’ordre public, diffamation, divulgation de fausses informations sur les réseaux sociaux et dénonciation calomnieuse. Des faits que le ministère public estime suffisamment graves pour justifier une peine privative de liberté. Il a été libéré le mardi 27 janvier 2026.
Karina Fofana




























