Selon une publication du journaliste Fernand Dédeh en date du 3 mars 2026, huit prévenus et la société Africa market development, représentants indépendants de QNET sont poursuivis pour escroquerie et blanchiment de capitaux. Le parquet a requis 5 ans de prison et 10 millions FCFA d’amendes pour chacun des prévenus.
Ils sont huit prévenus et la société Africa market development poursuivis pour escroquerie et blanchiment de capitaux. Ils sont des représentants indépendants de QNET. Avec eux, le député AF sorti de la procédure en raison de sa qualité d’élu de la nation.
Ils sont tous en liberté, certains en liberté provisoire, d’autres sous contrôle judiciaire. L’affaire est dans les mailles de la justice depuis 2020.
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Avec les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats, elle tire vers sa fin. Le verdict sera rendu le 2 avril 2026. L’avocat de l’État, partie civile au procès a relaté la chronologie des faits avant de demander des dommages et intérêts d’un milliard FCFA.
Il a dit que l’État de Côte d’Ivoire a porté plainte contre les prévenus pour escroquerie et blanchiment de capitaux. En 2018, le ministre des finances a interpellé le comité de suivi pour mener des enquêtes sur les activités de QNET. Le comité de suivi a demandé les documents nécessaires prouvant la légalité de la société. « C’est 20 mois plus tard que QNET a transmis les documents sans les statuts », explique-t-il, avant d’ajouter : « Au moment de recevoir les documents, la seule société QNET que nous connaissions et qui vendait les produits, nous dit qu’elle fait désormais de la formation. »
Pour l’avocat de l’État de Côte d’Ivoire, QNET vend la chimère aux clients. « On ne leur vend pas des produits pour faire des marges, mais on leur demande de faire venir du monde pour avoir des commissions. »
Sa conclusion est toute logique : « Voilà comment certaines personnes tombent dans la traite des êtres humains. Cette activité est interdite, mais elle se poursuit. »
Le procureur de la République indique que l’activité de QNET est illicite. « Le système de commercialisation des produits n’est qu’une forme de pyramide de Ponzi. Celui qui investit n’est pas sûr d’avoir un retour sur investissement, les produits proposés sont très chers et leur efficacité n’est pas prouvée par des médecins ivoiriens. »
Il a soutenu que la société QNET ADM a reçu des sommes importantes introduites dans le circuit. Elle est donc coupable d’escroquerie et de blanchiment de capitaux. Il a par ailleurs visé le député AF: « Il n’est plus actif, mais il reçoit cinq millions FCFA. D’où vient cet argent? On ne peut pas tracer le flux. »
En conclusion, il a requis 5 ans de prison et 10 millions FCFA d’amendes pour chacun des prévenus.
Ils étaient quatre avocats de la défense pour soigner les intérêts des prévenus.
Tous les trois ont rejeté les faits mis à la charge de leurs clients. « Pour qu’il ait escroquerie, il faut des manœuvres frauduleuses, mais aussi la remise des fonds. Nous sommes devant une juridiction pénale. La responsabilité pénale est liée à la personne de l’individu. Je n’ai pas vu de démonstration pour incriminer mes clients. Il ne peut pas exister d’escroquerie sans victimes », a soutenu le premier. Le deuxième a enfoncé le clou : « En une année de procès, aucune victime ne s’est présentée à la barre. »
Le troisième : « L’activité QNET est légale. Elle n’est pas frauduleuse. La transaction électronique est légale. »
Me Claude Metenon a bouclé la boucle : « Qu’est-ce qui est finalement reproché finalement à QNET ? On a une vision étriquée à l’aune de nos quatre points cardinaux. Il n’y a que la Côte d’Ivoire qui ne comprend la vente directe par réseaux. Elle la trouve illégale. »
Avant d’asséner : « Si vous n’aimez pas les activités de QNET, vous ne devez pas aimer aussi, les activités de Forever. »
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction

























