L’arbitre salvadorien Ivan Barton a réagi aux critiques formulées par Didier Deschamps après la demi-finale de la Coupe du monde perdue par la France face à l’Espagne (0-2). Invité de l’émission « Jorge Ramos y su banda », l’officiel de 35 ans a adopté un ton mesuré, tout en défendant son parcours et ses compétences.
Dans la tourmente après l’élimination des Bleus en demi-finales de la Coupe du monde face à l’Espagne, Ivan Barton n’a pas souhaité alimenter la polémique. Critiqué par le sélectionneur français Didier Deschamps, qui avait émis des doutes sur son niveau pour diriger une rencontre d’une telle importance, l’arbitre salvadorien a préféré répondre avec calme.
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« Non, absolument pas. Chacun a le droit d’avoir son opinion, quel que soit le sujet », a déclaré Barton lors de son passage dans l’émission « Jorge Ramos y su banda », assurant que les critiques ne l’avaient pas déstabilisé.
L’arbitre a également rappelé le chemin parcouru pour atteindre ce niveau de compétition. « Nous savons ce que nous avons dû traverser, affronter, comment et pourquoi nous sommes arrivés jusqu’ici. Aucun commentaire ne nous fera douter de la raison pour laquelle nous sommes ici », a-t-il affirmé.
Une réponse aux propos de Didier Deschamps, qui, après la défaite des Français contre la Roja, avait déclaré : « C’est d’abord de notre faute. Après, je pose une question et je ne vais pas y répondre : est-ce que l’arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? »
Un symbole pour les arbitres des pays moins représentés
Soutenu par Pierluigi Collina, responsable de l’arbitrage à la FIFA, Ivan Barton estime que sa présence à ce stade de la compétition représente une reconnaissance du talent au-delà des frontières traditionnelles du football.
« Je suis heureux et fier, mais je suis aussi conscient d’avoir accompli quelque chose de très important : prouver que le football et la passion pour ce sport existent aux quatre coins du monde, quel que soit le drapeau », a-t-il expliqué.
Pour lui, la qualité d’un arbitre, d’un joueur ou d’un entraîneur ne dépend pas de la réputation du pays d’origine. « Elle n’est pas nécessairement liée à leur nationalité ou à la taille de leur pays », a-t-il souligné.
Avec cette sortie médiatique, Ivan Barton entend ainsi défendre une idée : celle d’un football ouvert à toutes les nations, y compris celles qui ne figurent pas parmi les puissances historiques de la discipline.
Karina Fofana
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