Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’acteur-comédien Akowé, porte-parole d’un collectif de sociétaires du BURIDA, demande pardon à l’artiste Gadji Celi. En effet, réunis le vendredi 29 mai 2026 au Centre culturel d’Abobo, à Abidjan, des sociétaires de l’institution ont exigé des explications sur la disparition présumée de deux milliards de francs CFA qui aurait été relevée dans un audit présenté aux artistes.
« Chers amis artistes, je fais cette vidéo aujourd’hui pour dire à mon frère Gadji que si j’ai tenu des propos qui l’ont blessé, qu’il me pardonne. Dans mon esprit ce n’était pas mauvais ce que j’étais en train de faire. Tu es notre président, c’est nous qui t’avons élu. Moi qui te parle j’étais dans ton assemblée générale. », a expliqué Akowe.
Et d’ajouter : « Mais je ne peux pas accepter qu’on dise du n’importe quoi de toi. Nous n’avons pas pu réagir parce que tu n’étais pas au pays cher frère. Lorsque tu es arrivé au pays, nous qui sommes tes ‘’petits’’ n’arrivons pas à t’avoir. C’est pourquoi j’ai fait la vidéo pour te demander de venir nous trouver à Abobo pour nous expliquer. »
A l’en croire, avant Gadji Celi venait les voir à Abobo. « Est-ce qu’il y avait un problème ? Je ne savais pas que tu allais prendre ça en mal. J’ai pensé te faire du bien pour qu’on sache la vérité. De toi à moi tu me connais et tu sais que je vais te demander directement », a-t-il fait savoir.
« En plus entre nous artistes, c’est toi le grand frère. Si tu appelles un petit et tu l’as fessé, ça fait quoi ? Grand frère quand on parlait on avait dans 72 heures mais ça fait combien de temps aujourd’hui ? Nous étions en train de nous amuser. Pardon, pardon. Je te demande pardon au nom de tous ceux qui étaient dans le groupe. Ce n’est pas pour te faire du mal. », a assuré le porte-parole du collectif de sociétaires du BURIDA.
Rappelons que le vendredi 29 juillet 2026, conduits par l’acteur-comédien Akowé, porte-parole d’un collectif de sociétaires du BURIDA, les artistes ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme une absence de clarification sur la gestion financière de l’institution durant la présidence de Gadji Céli, élu à la tête du Conseil d’administration en juillet 2009 avant d’être remplacé en juin 2011.
« Nous sommes des artistes membres du BURIDA et avons participé aux différentes assemblées générales qui ont suivi la crise que tout le monde connaît. Aujourd’hui, nous souhaitons que toute la lumière soit faite sur cette affaire », avait déclaré Akowé lors de la conférence de presse.
Le porte-parole a rappelé qu’au cours des assemblées générales, les sociétaires avaient été informés d’une dette estimée à neuf milliards de francs CFA. Face à cette situation, de nombreux artistes avaient accepté de lourds sacrifices financiers afin de contribuer au redressement de l’institution.
« On nous a demandé d’abandonner une partie de nos droits d’auteur. Certains artistes ont même accepté que des créances qui leur étaient dues soient considérées comme perdues dans l’intérêt supérieur du BURIDA. Nous avons consenti ces efforts avec responsabilité pour sauver notre maison commune », avait-il expliqué.
Selon Akowé, les sociétaires ont toutefois appris, à travers un audit présenté lors des assemblées générales, l’existence d’un déficit financier de deux milliards de francs CFA qui serait lié à la gestion de l’ancien dirigeant.
« Pendant que les artistes se serraient la ceinture pour sauver le BURIDA, il nous a été révélé qu’un trou financier de deux milliards de francs CFA serait lié à la gestion de Monsieur Gadji Céli. Aujourd’hui, il est de retour en Côte d’Ivoire et nous estimons qu’il doit s’exprimer publiquement sur cette question », avait-il soutenu.
Karina Fofana
























