Le journaliste ivoirien, Malick Traoré a fait une analyse sur la sélection ivoirienne sur son compte Facebook ce lundi 6 juillet 2026. Pour lui, nous sommes encore loin de ce qui se fait de mieux.
L’objectif de la Côte d’Ivoire au mondial était “d’aller le plus loin possible”. Qui veut aller loin ménage sa monture et surtout se donne tous les moyens de ses ambitions. Je me pose beaucoup de questions sur le fonctionnement de notre sélection et pourquoi sur pas mal d’aspects nous sommes encore loin de ce qui se fait de mieux…
A lire aussi : Alain Lobognon : « Le problème des Éléphants, c’est la division constamment entretenue au sein de l’effectif »
1- On veut du beau jeu et un style cohérent. Mais pour moi tout part des sélections de jeunes. Il faut définir des bases que l’on retrouvera chez les A. Ce qui implique donc que le selectionneur national et les sélectionneurs des catégories de jeunes travaillent de concert de sorte à avoir une continuité dans l’évolution des jeunes joueurs et un style bien défini. Peut-être aussi redéfinir la façon dont les jeunes sont sélectionnés…
2- Des rassemblements plus réguliers pour la sélection U23. C’est l’anti-chambre de la sélection A, et donc il est indispensable d’avoir un rassemblement sur chaque fenêtre internationale. Pas des rassemblements “à la carte” sinon on sacrifie une génération talentueuse
3- Il faut un Centre technique National fonctionnel qui regroupe TOUT ce dont les sélections nationales (toutes catégories et sexes confondus) ont besoin. Le confort en terme d’hébergement, de restauration, de musculation, les pelouses, le personnel médical sur place, les dernières technologies (cryothérapie…) bref… un centre à la hauteur de nos ambitions
4- Puisque la Côte d’Ivoire se veut plus attractive auprès des binationaux, il va falloir proposer un projet séduisant dès les sélections de jeunes. Car je reste persuadé qu’en proposant un projet attractif à un jeune entre 10 et 15 ans qui n’a rien à envier à ce que l’on peut retrouver dans un pays Européen, je ne vois pas pourquoi il y aurait une hésitation. Dans le foot je crois aussi en l’esprit de camaraderie qui se crée dès le plus jeune âge et ce jusqu’en sélection A : Gagner avec des coéquipier(e)s avec qui on grandit, on développe des automatismes et tout naturellement on arrive à maturité et éclosion chez les A.
5- Pourquoi en Côte d’Ivoire nous n’avons pas encore compris que certains métiers comme l’analyse vidéo sont à prendre un peu plus au sérieux ? Un service dédié avec 3-4 personnes ou plus ? La préparation mentale ? Investir dans les dernières technologies pour le médical, la récupération… Difficile de challenger un concurrent qui a un GPS quand on a une boussole…
6- Quand est-ce qu’en Côte d’Ivoire la gestion des familles des joueurs sera prise plus au sérieux ? Nous avons perdu de nombreux binationaux sur cette question… Pire un joueur a besoin d’être délesté de la gestion de sa famille pour les matches. Et ça c’est le rôle de notre instance fédérale…
7- Si la sélection nationale est une vitrine le football local est délaissé. Alors qu’il regorge de pépites qui peuvent délivrer leur plein potentiel si toutes les conditions sont réunies…
Le développement du football Ivoirien est l’affaire de tous.
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction
Kylian Mbappé devient le deuxième joueur français le plus capé en Coupe du monde


























