La créatrice de contenu Danielle Deborah a exprimé son inquiétude face au climat grandissant de dénonciations et d’expositions publiques observé sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Dans une publication relayée sur Meta, elle a dénoncé ce qu’elle considère comme une dérive numérique dangereuse, où des internautes s’érigent en juges au détriment de la dignité humaine.
Selon elle, l’ambiance actuelle sur les plateformes sociales est marquée par une tendance malsaine consistant à « casser des papos » en ligne, une pratique qu’elle juge destructrice pour les personnes visées.
A lire aussi : Report de concert : « Je fais face à quelques soucis de santé » (Emma’a)
« Mais plus sérieusement, je n’aime pas l’ambiance qu’il y a sur Meta depuis quelques jours. Je ne sais pas d’où sort cette histoire de casser des “papos” sur internet, mais c’est dévalorisant. Ça brise des vies. Ça crée des étiquettes, ça crée des traumatismes », a-t-elle déclaré.
Danielle Deborah s’interroge sur l’évolution des réseaux sociaux, devenus selon elle des espaces où certains internautes s’arrogent le rôle de justiciers. Elle regrette que des individus puissent décider de ternir l’image d’autrui sans mesurer les conséquences psychologiques et sociales de leurs actes.
« Je ne sais pas à quel moment internet est devenu un tribunal, où les soi-disant mini-justiciers décident de briser des vies », a-t-elle ajouté.
Poursuivant son message, elle a rappelé que personne n’est à l’abri d’une telle situation. Selon elle, les moqueries et humiliations paraissent souvent anodines tant qu’elles touchent les autres, mais chacun peut un jour en être victime.
« Ça fait toujours rire quand ce n’est pas nous ou nos proches. Mais n’oublions pas que nous sommes tous sur internet : chacun aura sa part, car ici, nous sommes dans une cour commune… chacun aura son tour », a-t-elle averti.
Danielle Deborah a également dénoncé la banalisation de l’exposition publique de personnes qui n’ont parfois causé aucun tort direct à leurs accusateurs. Elle estime que ces comportements finissent toujours par avoir des répercussions.
« Tout le monde a ses cadavres dans le placard. Je ne sais pas à quel moment exposer des gens qui ne vous ont rien fait est devenu une tendance, mais chacun paiera le prix pour tout le mal qu’il aura fait subir à quelqu’un sur cette terre. Le karma existe, c’est un fait », a-t-elle affirmé.
En conclusion, elle a appelé à davantage d’empathie et de retenue sur les réseaux sociaux, soulignant que certaines victimes vivent très mal ces scandales publics.
« Il y a ceux qui ont le moral solide… et il y a les autres. Nul n’est à l’abri. Que Dieu nous épargne des humiliations publiques et des scandales », a-t-elle conclu.
Lucien Kouaho (stagiaire)

























