De nouvelles révélations entourent l’artiste franco-congolais Gims. Selon des informations publiées par Le Monde, les enquêteurs auraient identifié près de 8 millions d’euros de flux financiers jugés suspects entre le rappeur, son entourage proche et une organisation criminelle internationale présumée. Converti en monnaie ouest-africaine, ce montant représente environ 5,2 milliards de FCFA.
Mis en examen dans cette affaire, l’artiste conteste fermement les accusations portées contre lui. Au cœur de l’enquête figurent plusieurs échanges de messages entre Gims et son manageur, Arthur L., retrouvés dans le téléphone de ce dernier par les agents de l’Office national antifraude. Les enquêteurs se seraient particulièrement intéressés à l’utilisation répétée du terme « choco », employé dans leurs conversations lorsqu’il était question de transactions financières.
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Selon les éléments rapportés, ce mot serait revenu à plusieurs reprises dans leurs discussions liées à des prestations artistiques privées.

L’un des échanges cités remonte au 6 janvier 2025. Ce jour-là, Arthur L. aurait proposé à l’artiste une prestation privée à proximité de Paris. Le message évoquait une apparition rémunérée à hauteur de 40 000 euros, soit environ 26,2 millions de FCFA, pour une présence de vingt minutes lors d’un showcase. « J’ai un privé à vingt minutes de Paris le 11 vers 22 heures. 40 000 euros, vingt minutes. T’es chaud de le faire ? », aurait écrit le manageur.
Gims lui aurait alors répondu : « Ah ouais, purée. Choco ? » Le 25 mars 2026, l’artiste, de son vrai nom Gandhi Djuna, a été interpellé à sa descente d’avion à l’aéroport de Roissy, avant d’être placé en garde à vue dans les locaux de l’Office national antifraude.
Face aux enquêteurs des douanes judiciaires, il aurait été interrogé sur la signification du terme utilisé dans les messages. « Le “choco”, c’est du cash », aurait reconnu l’artiste, tout en niant toute opération de blanchiment d’argent.

Il aurait également déclaré ne pas se souvenir précisément de la soirée évoquée, expliquant que certaines prestations sont parfois annulées tandis que d’autres sont maintenues.
Cette affaire, qui suscite déjà de nombreuses réactions en France comme à l’international, pourrait prendre une nouvelle ampleur au fil de l’avancée des investigations. Pour l’heure, la justice poursuit ses vérifications, tandis que le rappeur continue de clamer son innocence.
Lucien Kouaho (stagiaire)
L’hommage de Gims à l’étoile Congolaise Koffi Olomidé – allbuzzafrica


























