Le militant panafricaniste Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, a été interpellé le lundi 13 avril 2026en Afrique du Sud. Âgé de 44 ans, l’activiste est recherché par les autorités béninoises pour incitation à la rébellion, à la suite de la tentative de coup d’État survenue en décembre 2025.
À la tête de l’ONG « Urgences panafricanistes » et connu pour ses positions très critiques à l’égard de la France ainsi que des dirigeants africains proches de Paris, il a été interpellé le lundi 13 avril 2026 en compagnie de son fils. Les autorités lui reprochent des faits présumés liés à la facilitation d’une entrée illégale au Zimbabwe. Il devrait être présenté dans les prochains jours devant la justice sud-africaine, dans le cadre d’une procédure judiciaire qui pourrait aboutir à son extradition vers le Bénin.
A lire aussi : Côte d’Ivoire : Voici les 7 chefs d’accusation contre Jean Christian Konan (Conseil)
Très attendu dans son pays d’origine, Kémi Séba fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis après les événements de décembre 2025. Ce mandat, lancé sous la présidence de Patrice Talon, devrait être exécuté sous son successeur.
Pour rappel, l’activiste avait affiché en 2025 son ambition de briguer la magistrature suprême lors de l’élection présidentielle de 2026 au Bénin. Toutefois, en décembre de la même année, il avait publiquement apporté son soutien à une tentative de coup d’État visant à renverser le président Patrice Talon. Cette tentative ayant échoué, la justice béninoise avait rapidement engagé des poursuites à son encontre, conduisant à l’émission d’un mandat d’arrêt international.
Cette arrestation pourrait marquer un tournant décisif dans ce dossier à forte dimension politique, dont l’évolution sera suivie de près tant au Bénin qu’à l’international.
Karina Fofana




























