L’artiste ivoirienne Antoinette Konan, reconnue comme la « Reine de l’ahoco », est sortie de son silence pour mettre fin aux interprétations qu’elle juge inappropriées autour de son instrument de prédilection. Selon une publication du journaliste Serge Pacôme Didi, elle affirme qu’elle est une musicienne et non un sex-symbol.
Interrogée par un journaliste sur l’usage du terme « frapper » en référence à l’ahoco, ainsi que sur certaines assimilations jugées déplacées, la musicienne a tenu à apporter des clarifications. « D’ailleurs, le terme “frapper” n’est pas approprié : on ne frappe pas un instrument, on en joue », a-t-elle expliqué avec fermeté à Pacôme Didi.
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L’ahoco, également appelé idéophone à raclement, est un instrument traditionnel profondément ancré dans la culture ivoirienne, notamment chez les Baoulé. Pour Antoinette Konan, il est essentiel de préserver la valeur culturelle et artistique de cet instrument, loin de toute connotation déplacée. « Je suis une musicienne et non un sex-symbol. Je ne rentre pas dans ce genre de bassesses », a-t-elle martelé au journaliste.
Face aux interprétations qu’elle qualifie d’erronées, l’artiste pointe du doigt « des esprits tordus » qui auraient détourné le sens premier de cet instrument. « Cela n’engage qu’eux », a-t-elle insisté, réaffirmant son attachement à une démarche artistique saine et respectueuse des traditions.
Engagée dans la valorisation de l’ahoco depuis plusieurs années, Antoinette Konan rappelle avoir contribué à faire connaître cet instrument bien au-delà des cercles traditionnels. « Je fais la promotion de l’ahoco, un instrument de musique traditionnel, et non celle d’une quelconque pratique sexuelle », a-t-elle précisé, soulignant le travail accompli pour imposer cet instrument sur la scène artistique.
Son engagement s’est également traduit dans le domaine académique. L’artiste a en effet dispensé des cours à l’INSAAC, où elle a transmis son savoir à de nombreux apprenants. « Ce sont des leçons saines d’ahoco que je dispensais », a-t-elle rappelé.
À travers cette mise au point, Antoinette Konan réaffirme sa volonté de défendre et de promouvoir le patrimoine culturel ivoirien dans toute sa noblesse, en invitant le public à faire preuve de discernement face aux dérives et aux interprétations abusives.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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