Figure montante du milieu artistique ivoirien, Angèle Manadja s’est imposée progressivement dans l’univers du showbiz, portée par un environnement marqué par la présence d’artistes. De son vrai nom Angèle Abouo Sopie, la jeune femme est née dans la commune de Bingerville dans les années 1980. Aujourd’hui, elle fait partie de ces acteurs du monde culturel qui souhaitent contribuer à la structuration et à la promotion de l’industrie artistique en Côte d’Ivoire.
Selon elle, son entrée dans le monde du showbiz ne résulte pas d’un choix délibéré, mais plutôt d’un parcours façonné par les circonstances et les rencontres. « Ce n’est pas moi qui ai choisi le showbiz, c’est le showbiz qui m’a choisie. Dieu m’a permis de naître et d’évoluer au milieu des artistes. Quand je regardais autour de moi, à gauche comme à droite, je ne voyais que des artistes », confie-t-elle.
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Elle explique avoir grandi dans un environnement où la musique et le spectacle occupaient une place importante. Des figures bien connues du milieu artistique comme Koko Hilaire, Molière ou encore Fitini faisaient partie de son entourage. Cette proximité permanente avec les artistes a fini par influencer son orientation professionnelle.
« À force d’être entourée par cet univers, je me suis laissée porter. C’est ainsi qu’aujourd’hui je suis devenue Angèle Manadja », explique-t-elle, évoquant un parcours marqué par l’observation, les échanges et l’apprentissage auprès de plusieurs acteurs du secteur.

Désormais engagée dans le milieu artistique, Angèle Manadja affirme accorder une attention particulière aux jeunes talents qui peinent à se faire une place dans l’industrie musicale. Elle estime que de nombreux artistes émergents manquent encore d’accompagnement, notamment en matière de production et de management.
Selon elle, il est essentiel de valoriser les artistes encore méconnus et de soutenir ceux qui assurent les premières parties lors des spectacles. « Beaucoup d’artistes montent sur scène pour des premières parties sans véritable soutien. Au minimum, on devrait pouvoir leur payer le transport et les encourager, car chaque artiste a besoin d’un début pour se faire connaître », souligne-t-elle.
Au-delà de cette préoccupation, la jeune femme insiste également sur l’importance du métier de manager artistique, qu’elle considère comme un pilier de l’industrie culturelle. Pour elle, le rôle du manager dépasse largement la simple organisation d’événements.
« Être manager d’un artiste, c’est comparable au manager d’un footballeur. C’est un travail sérieux qui demande de l’organisation, de la vision et un grand sens de responsabilité », affirme-t-elle.
Dans ce contexte, Angèle Manadja adresse également un message aux femmes évoluant dans ce domaine ou souhaitant s’y engager. Elle les encourage à persévérer et à occuper pleinement leur place dans la gestion artistique.
« J’encourage les femmes managers à ne pas s’éloigner de ce métier. Un manager, c’est une entreprise à lui seul. Un artiste aussi est une entreprise, avec des concerts, des voyages et de nombreux projets à gérer », indique-t-elle.
Contribuer à la construction d’un environnement artistique plus structuré, capable d’accompagner efficacement les jeunes talents et de valoriser la richesse du patrimoine culturel ivoirien.
Lucien Kouaho (stagiaire)

























