S. D. a été interpellé le 25 février 2026 par la police alors qu’il se trouvait dans la file des candidats venus se présenter au recrutement militaire devant le camp BSO de Man. Il est accusé d’avoir poignardé à mort Chaka Fofana.
Ce qui devait être une simple querelle de quartier a fini par basculer dans l’irréparable. Depuis plusieurs semaines, la tension montait entre certains jeunes du quartier. Au cœur de cette rivalité : Chaka Fofana, un jeune homme qui, selon plusieurs témoignages, faisait l’objet de menaces répétées.
Au cours du mois d’octobre 2025, S. D., accompagné de certains de ses proches, aurait clairement annoncé à plusieurs amis de Chaka Fofana son intention de lui faire du mal.
Les menaces semblaient sérieuses. Mais personne n’imaginait encore jusqu’où la situation allait dégénérer.
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Le jeudi 25 décembre 2025, jour de fête pour beaucoup, la pression monte encore d’un cran. Tout au long de la journée, S. D. et ses amis multiplient les provocations. Ils invitent à plusieurs reprises Chaka Fofana à venir se battre avec eux. Mais le jeune homme refuse.
Il tente d’éviter la confrontation, espérant sans doute que la tension finira par retomber. Mais la nuit qui tombe ce jour-là va changer le cours des choses. Aux alentours de 22 heures, Chaka Fofana circule à moto dans le quartier. À ses côtés se trouve son jeune frère cadet Tahirou.
Soudain, la route est bloquée. Devant eux se dressent S. D. et ses deux acolytes. Les hommes obligent Chaka à descendre de la moto. Une fois encore, ils lui demandent de se battre. Mais encore une fois, il refuse. La situation dégénère immédiatement.
Les agresseurs se jettent sur lui et commencent à le frapper à coups de poing. Sentant que la situation peut tourner au pire, Chaka demande alors à son jeune frère de filmer la scène. Mais les agresseurs ne veulent aucun témoin.
Sous la menace de poignards brandis devant lui, le jeune Tahirou est sommé d’arrêter immédiatement de filmer. Les assaillants lui lancent une menace claire : S’il continue de filmer, ils lui feront du mal. Terrifié, le jeune garçon recule.
C’est à cet instant que S. D. donne un ordre glaçant. Il demande à l’un de ses acolytes de faire ce qu’ils avaient prévu. Sans hésiter, ce dernier sort un couteau de sa poche. Puis il se jette sur Chaka Fofana. Les coups de couteau pleuvent.
Gravement blessé et perdant beaucoup de sang, le jeune homme tente de fuir pour sauver sa vie. Mais ses agresseurs continuent de le poursuivre. La course s’achève devant la porte de la maison de ses parents.
C’est là que le jeune homme finit par s’effondrer. Malgré les secours, Chaka Fofana succombera à ses blessures. Après le drame, la peur s’installe dans le quartier.
Quelques jours plus tard, S. D. contacte un autre jeune du quartier au téléphone et le menace de mort.
Le motif : certains habitants auraient publié les photos des agresseurs sur Facebook afin d’aider la police à les retrouver.
Pendant ce temps, les enquêteurs de la BRI de Man sont activement à la recherche des suspects depuis l’assassinat de Chaka Fofana.
Le 25 février 2026, aux environs de 8 heures du matin, la traque prend une tournure inattendue. Les policiers repèrent S. D. Dans la file des candidats venus se présenter au recrutement militaire, devant le camp BSO de Man. Il est immédiatement interpellé.
Lors de son audition, le suspect reconnaît les faits. Il explique que la tension avec la victime remonterait à un incident passé : Chaka Fofana lui aurait donné une gifle lors d’une dispute. Il affirme également que la victime entretenait une relation intime avec la sœur d’un de ses amis, ce qui aurait alimenté la rancune du groupe.
S. D. a été déféré devant le Tribunal de Première Instance de Man, où il devra désormais répondre de ses actes devant la justice. Dans le quartier, la famille de Chaka Fofana pleure toujours un fils parti trop tôt.
Beaucoup disent aujourd’hui qu’une simple dispute n’aurait jamais dû finir de cette manière.
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction

























