Dans une publication sur son compte Facebook, Emmanuelle Kéïta a pris la parole pour dénoncer les jugements rapides dont sont souvent victimes les femmes dans les dynamiques conjugales et sociales.
On parle de “voleuse de mari” comme si la vie était un tribunal permanent pour les femmes. Comme si chaque histoire pouvait se résumer à une coupable désignée, clouée au pilori pendant que les autres regardent, rassurées de ne pas être à sa place.
A lire aussi : Emmanuelle Keita après avoir répondu à la convocation du Ministère des Transports : « J’ai pu m’expliquer »
Mais la réalité est beaucoup plus dérangeante. Il y a des épouses qui, après un divorce, deviennent presque les maîtresses de leur propre ex-mari pour tenter de recoller les morceaux. Il y a des femmes qui ont porté le titre “Madame”, puis qui doivent ravaler leur fierté pour récupérer ce qui leur appartenait hier. Les rôles changent. Les statuts glissent. L’orgueil se brise en silence.
Il y a aussi l’ancienne fille légère que la société jugeait, qui épouse le premier homme “correct” venu pour acheter le respect qu’on lui refusait. Pas toujours par amour. Par stratégie sociale. Pour changer d’étiquette. Pour que le regard des autres cesse enfin de peser.
Et puis il y a cette pression féroce autour du mariage. On accable tellement les femmes avec cette idée de réussite conjugale qu’elles finissent par confondre un vendeur de cristaux de menthe avec un diamantaire. On leur apprend à vouloir le statut plus que la substance. À sécuriser l’image plutôt que la valeur réelle de l’homme en face.

Alors elles acceptent. Elles s’adaptent. Elles supportent. Certaines troquent leur vie de femme pour devenir gestionnaires de foyers, éducatrices d’hommes immatures, sponsors émotionnels et parfois financiers. Elles dotent des hommes qui n’étaient pas prêts, portent des maisons entières sur leurs épaules, sourient en public et s’effondrent en privé.
Et quand tout craque, on cherche encore une femme à accuser. La vérité, c’est que rien n’est figé. L’épouse peut devenir suppliante. La célibataire peut devenir légitime. La femme admirée peut devenir silencieuse. Aucun statut n’immunise contre la chute.
À force de sacraliser le mariage, on oublie qu’il ne garantit ni la paix, ni le respect, ni la stabilité mentale. On oublie qu’il peut être un accomplissement… ou un déguisement.
Tiens, tiens… le mariage n’est pas une fin en soi est devenu la fin du chapitre de petite joueuse déguisée en Warrior. Autant pour moi, autant pour toi…
Emmanuelle Kéïta
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction
Emmanuelle Keita : « Quand on est jeune, on pense que tout se joue dans le physique »

























