Le journaliste Jean Philippe Oria s’est prononcé après l’élimination de la Côte d’Ivoire de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 le samedi 10 janvier 2026. Selon lui, le poste de gardien de but doit faire l’objet d’une véritable concurrence.
Si l’objectif est de revenir victorieux, la défaite peut également nous apporter de précieux enseignements. Ce soir, les Éléphants de Côte d’Ivoire sortent de la CAN 2025. Ils sortent avec cette amertume légitime : il y avait de la place pour poursuivre l’aventure. À l’analyse de ce match, nous dirons simplement que notre lenteur dans l’entame des rencontres nous a, une fois de plus, été préjudiciable. Des approximations techniques face à un adversaire de ce niveau se paient cash. Nous savions que les Égyptiens feraient tout pour neutraliser nos ailiers. Mais avions-nous la capacité de recentrer notre jeu ? La réponse à cette question se dégagera à travers une série de diagnostics de notre défaite.
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DIAGNOSTIC 1 : LA FORMATION DU COMMANDO
S’il y avait peu à redire sur les choix d’Emerse Faé, la majorité des observateurs se sont néanmoins interrogés (et lui ont d’ailleurs posé la question) sur l’absence d’un milieu offensif de type numéro 10 dans le groupe, alors qu’un joueur comme Guiaigon Parfait avait laissé de bonnes impressions lors de ses différentes apparitions. Ce soir, l’absence d’un tel profil s’est fait ressentir. À la sortie de Franck Yannick Kessié, l’impact immédiat d’un joueur se projetant dans la surface de réparation en l’occurrence Krasso a fait reculer les Égyptiens et nous a permis d’obtenir le second but sur coup de pied arrêté. L’épineux problème du milieu de terrain devra impérative ment être réglé avant le départ pour le Mondial.
DIAGNOSTIC 2 : LE NIVEAU PHYSIQUE DES ANCIENS
Kessié, Seko, Seri, Boly : autant de cadres qui n’ont pas ré pondu pleinement aux exigences physiques imposées par cette compétition. Le sélectionneur devra s’assurer de se présenter au Mondial avec des joueurs en pleine pos session de leurs capacités physiques.
DIAGNOSTIC 3 : L’ANIMATION DU JEU
Déjà évoqué plus haut, nous devons mettre davantage d’impact dans nos entames de match. Si l’animation a suffi pour battre le Burkina Faso, elle reste insuffisante pour rivaliser avec des formations d’un niveau supérieur. Le repli défensif a également été défaillant. Sans accabler ici les erreurs individuelles de certains joueurs, à ce niveau de compétition, ce type de manquement doit être considérablement limité.
LES POINTS FORTS
La prise de pouvoir des jeunes Cette défaite ne doit pas occulter l’émergence et la montée en puissance des plus jeunes. Elle doit au contraire leur permettre de progresser dans leur approche tactique des rencontres. La bonne entente du groupe On a senti un groupe soudé, uni et heureux de vivre ensemble.
LES POINTS D’AMÉLIORATION
Le sélectionneur national doit poursuivre son travail de détection afin de renforcer l’équipe avec des joueurs de niveau international, notamment au mi lieu de terrain et en attaque. Le poste de gardien de but doit également faire l’objet d’une véritable concurrence.»
Le sportif
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction


























