À la veille du quart de finale très attendu de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 entre le Maroc et le Cameroun, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, s’est exprimé en conférence de presse le jeudi 8 janvier 2026.
Face aux médias, le technicien marocain a reconnu le statut particulier des Lions Indomptables dans l’histoire des confrontations entre les deux nations, affirmant sans détour que « le Cameroun est la bête noire du Maroc ».
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Conscient de l’enjeu, Walid Regragui a d’abord replacé cette affiche dans le contexte général du tournoi. « Quand on voit le tournoi avec les chocs à venir, on voit que toutes les grosses équipes sont là. On n’a pas besoin de présenter le Cameroun », a-t-il déclaré. Le sélectionneur marocain a insisté sur l’ambition de son équipe, déterminée à aller le plus loin possible à domicile. « C’est un match à élimination directe, forcément difficile. À ce niveau de compétition, la confiance, le mental et la concentration sont primordiaux, car les erreurs se paient cash », a-t-il souligné.
Regragui n’a pas manqué de rendre hommage au palmarès et au poids historique du Cameroun sur la scène internationale. « En CAN ou en Coupe du monde, le Cameroun a porté l’Afrique. Ils sont toujours au rendez-vous », a-t-il reconnu, évoquant un « vrai test entre deux grandes équipes ». Selon lui, cette rencontre doit aussi être une vitrine du football africain, avec l’espoir de voir les deux sélections offrir un spectacle de haut niveau.
Interrogé sur l’aspect historique de cette rivalité, le sélectionneur des Lions de l’Atlas a été lucide. « La réalité, c’est que le Cameroun est la bête noire du Maroc. Ils nous ont éliminés en 1988 à domicile », a-t-il rappelé, tout en relativisant l’impact du passé. « Mais le passé, c’est le passé. On est le nouveau Maroc. En 2018, le Maroc a gagné. Moi, en tant que joueur, j’ai joué deux fois contre eux sans perdre », a-t-il ajouté.
Walid Regragui a également évoqué la pression qui entoure cette affiche. Si le Maroc joue à domicile et a beaucoup à perdre, le Cameroun, selon lui, aborde ce match avec une motivation particulière. « S’ils ne vont pas plus loin, ils devront attendre deux ou trois ans avant une grande compétition. On sent des Camerounais très motivés, plus que d’habitude. Ils jouent la compétition sur ce match », a-t-il analysé, tout en rappelant que la pression est partagée entre les deux camps.
Sur le plan tactique, le sélectionneur marocain a défendu le style de jeu de son équipe, souvent critiqué pour son manque d’impact visuel. « Les gens ne se rendent pas compte qu’on a créé le plus de situations. On dit que le Maroc n’impressionne pas, mais on est cohérents dans ce qu’on propose », a-t-il expliqué. Face à une équipe camerounaise réputée pour sa puissance et sa capacité de projection rapide, Regragui s’attend à un rapport de force équilibré. « Ils n’accepteront pas de ne pas avoir le ballon. Ce sera un vrai duel », a-t-il conclu.
Dans un ton mêlant prudence et ambition, Walid Regragui a résumé l’état d’esprit de son groupe : humilité, concentration et détermination. « La CAN n’est pas facile. Si on est humble, on aura un bon résultat. Le Cameroun vaut le Maroc, et inversement », a-t-il affirmé, donnant ainsi le ton d’un quart de finale qui s’annonce intense et indécis.
Karina Fofana


























