La capitale sénégalaise est au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications sensibles, mêlant accusations de relations sexuelles clandestines entre hommes et allégations de transmission volontaire du VIH. Selon le journal « Libération » dans sa parution du lundi 9 février 2026, douze hommes aux profils variés ont été interpellés puis entendus par les gendarmes dans le cadre d’une enquête toujours en cours.
Parmi les personnes citées figurent notamment « un électricien de 21 ans, un commerçant de 38 ans, un tailleur de 41 ans, un agent administratif de l’Université Cheikh Anta Diop, un étudiant, plusieurs commerçants, un élève, un brancardier, un artiste-chanteur, un agent de banque ainsi qu’un animateur de télévision connu sous le nom de Pape Cheikh » a indiqué le journal. Les mis en cause auraient, selon la source, fait des déclarations aux enquêteurs. Les autorités, de leur côté, n’ont pas encore communiqué officiellement sur les charges retenues.
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L’enquête aurait pris une nouvelle tournure après la saisie d’un iPhone 11. L’appareil contiendrait, d’après les premiers éléments rapportés, des traces de groupes de discussion et de plateformes en ligne qui auraient servi à organiser des rencontres intimes entre hommes. Les gendarmes prépareraient d’autres interpellations, en attendant l’évolution de la procédure judiciaire.
L’un des suspects, présenté comme porteur du VIH, aurait affirmé avoir eu de multiples partenaires rencontrés via des groupes WhatsApp et des sites spécialisés. Des propos qui restent à vérifier par l’enquête et d’éventuelles expertises médicales. D’autres personnes citées auraient évoqué des relations de couple ou des liens affectifs complexes, décrits avec des termes issus d’un argot local.
Toujours selon les informations relayées, plusieurs des individus concernés seraient séropositifs, certains mariés ou parents. Ces éléments, s’ils étaient confirmés, soulèveraient de graves questions de santé publique et de responsabilité pénale. Toutefois, à ce stade, il s’agit d’allégations dans une affaire en instruction.
Dans un contexte social où l’homosexualité demeure fortement stigmatisée et pénalement réprimée au Sénégal, ce dossier suscite une vive émotion et de nombreux commentaires. Les défenseurs des droits humains appellent déjà à la prudence, rappelant la présomption d’innocence et la nécessité de distinguer les faits judiciaires établis des rumeurs amplifiées par l’opinion.
Lucien Kouaho (stagiaire)
























