L’actrice de Maîtresse d’un homme marié, Halima Gagdi, âgée de 36 ans, décédée dans la nuit du 26 au 27 janvier 2026 des suites d’un malaise avait laissé un message le 17 juillet 2025 sur sa page Facebook à tous ceux qui l’avaient « blessée, trahie, ou abandonné ».
À tous ceux qui m’ont blessée, trahie, ou abandonnée :
Vous m’avez vue tomber. Faible, perdue, parfois brisée. Et certains d’entre vous ont profité de ces instants pour me juger, me rejeter, me condamner. Vous avez parlé de moi sans savoir, vous avez tourné le dos quand j’avais le plus besoin de présence. Vous m’avez regardée avec honte, avec peur, avec mépris. Comme si ma douleur vous salissait.
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Mais vous n’avez jamais su la vérité. Vous ne savez pas ce que c’est que de se lever chaque matin avec une tempête dans le cœur et un sourire sur le visage, juste pour ne pas inquiéter son enfant. Vous ne savez pas ce que c’est que de se battre avec ses démons en silence, d’avoir mille raisons de sombrer et d’en chercher une seule pour tenir. Vous ne savez pas les nuits sans sommeil, les larmes cachées, les cicatrices qu’on garde pour soi.

J’ai fait des erreurs, oui. J’ai parfois choisi la fuite, l’excès, le silence. J’ai tenté de survivre avec les moyens que j’avais. Mais je n’ai jamais cessé d’aimer. J’ai donné quand je n’avais plus rien. J’ai aidé alors que j’étais en train de couler. J’ai été là, même pour ceux qui m’ont effacée.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à plaire. Je ne cherche plus à prouver. Je ne cherche plus à me faire aimer de ceux qui ne voient en moi que mes failles. J’avance. Je me reconstruis. Lentement, sûrement, profondément.
Si je dérange, c’est que je suis vivante. Si je déçois, c’est que je ne joue plus de rôle. Si je change, c’est que je me choisis.
À ceux qui m’ont blessée : je ne vous en veux plus. Mais je ne vous laisse plus me toucher.
Je ne suis plus celle qui se tait pour préserver les apparences. Je suis celle qui vit, qui ressent, qui transforme ses douleurs en force. Et que ça plaise ou non : je me relèverai.
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction

























