Une affaire opposant des agences de voyages à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a connu son épilogue devant la justice camerounaise. Le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi a tranché en faveur des plaignants, condamnant la fédération ainsi que son président, Samuel Eto’o, à régler une dette dépassant le milliard de francs CFA.
Les faits remontent à 2022, année marquée par l’élection de Samuel Eto’o à la tête de la Fécafoot. Dans la dynamique de la nouvelle gouvernance, deux agences spécialisées dans la vente de billets d’avion, MEDI Voyages SARL et MARWAN & MEDI Voyages SARL, sont sollicitées pour assurer les déplacements des équipes nationales, des officiels et des différentes délégations du football camerounais.
A lire aussi : Éliminatoires Mondial U17 : les Éléphantes affichent leurs ambitions face à la Sierra Léone
Pendant plusieurs années, ces entreprises vont répondre aux besoins logistiques de la fédération, fournissant des titres de transport pour des matchs internationaux, des stages de préparation, des compétitions continentales, ainsi que pour certains déplacements de dirigeants. Toutefois, cette collaboration va progressivement se transformer en litige financier.
Selon les éléments examinés par le tribunal, les commandes de billets étaient souvent effectuées dans l’urgence, sans respecter les procédures administratives classiques. Les responsables de la Fécafoot passaient leurs requêtes à la dernière minute, parfois par simple appel téléphonique, et dans certains cas via des messages échangés dans un groupe WhatsApp dédié. Une méthode justifiée par les contraintes du calendrier sportif, notamment la libération tardive des joueurs évoluant à l’étranger.
Mais derrière cette organisation flexible se cachait une réalité plus problématique : plusieurs factures émises par les agences n’auraient jamais été réglées. Face à l’accumulation des impayés, les sociétés concernées ont décidé de porter l’affaire devant les juridictions compétentes.
Après examen du dossier, le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi a reconnu la validité des créances réclamées par les agences de voyages. La décision judiciaire impose ainsi à la Fécafoot et à son président de s’acquitter de la somme due, mettant en lumière des pratiques de gestion jugées défaillantes.
Cette affaire soulève désormais des interrogations sur la gouvernance financière de l’instance dirigeante du football camerounais, ainsi que sur les mécanismes de contrôle interne mis en place depuis l’arrivée de Samuel Eto’o à sa tête.
Lucien Kouaho (stagiaire)
Cameroun : Le TAS rejette l’appel du SYNAFOC contre la Fecafoot – allbuzzafrica

























