La question de la responsabilité morale face à la calomnie a récemment été remise au cœur du débat public par une déclaration forte du pasteur Marcello Tunasi. À travers un message largement relayé, le leader religieux a livré une réflexion sans détour sur les conséquences profondes de la diffamation et sur les exigences réelles du pardon lorsqu’une réputation a été injustement salie.
Dans sa prise de parole, le pasteur souligne que la calomnie ne se limite pas à une faute verbale passagère, mais qu’elle provoque des blessures durables, parfois irréversibles, dans la vie des personnes visées. « Lorsqu’on a détruit la réputation de quelqu’un par la calomnie, demander pardon ne suffit pas », affirme-t-il, mettant en évidence l’insuffisance d’excuses verbales face aux dégâts causés sur l’honneur et la crédibilité d’un individu.
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Pour Marcello Tunasi, la véritable repentance passe par un acte concret : la réparation. Selon lui, celui qui a porté atteinte à la réputation d’autrui doit s’engager à rétablir publiquement la vérité. Cette démarche, explique-t-il, vise à rendre à la personne injustement accusée « l’honneur et le crédit » qui lui ont été retirés. Une exigence morale forte, qui s’inscrit dans une vision exigeante de la justice et de l’éthique chrétienne.
Le pasteur met également en garde contre ce qu’il considère comme des demandes de pardon superficielles, dénuées d’une réelle volonté de réparation. « Sans cette démarche, le pardon demandé n’est qu’une façade », estime-t-il, allant jusqu’à qualifier une telle attitude d’hypocrisie plutôt que de repentance sincère. Un propos qui interpelle aussi bien les fidèles que l’opinion publique, à une époque où les accusations publiques, notamment sur les réseaux sociaux, peuvent se propager rapidement et laisser des traces indélébiles.
À travers cette déclaration, Marcello Tunasi invite chacun à mesurer la portée de ses paroles et à assumer pleinement les conséquences de ses actes. Son message résonne comme un appel à la responsabilité individuelle et collective, rappelant que la justice morale ne peut se satisfaire de simples mots, mais exige des actions réparatrices et courageuses.
Dans un contexte marqué par la montée des polémiques publiques et des jugements hâtifs, cette prise de position du pasteur apparaît comme une contribution majeure au débat sur l’éthique, la vérité et le respect de la dignité humaine. Elle rappelle, en filigrane, que restaurer l’honneur bafoué est un devoir essentiel pour toute société qui se veut juste et humaine.
Lucien Kouaho (stagiaire)


























