Pape Tiaw, le sélectionneur du Sénégal était en conférence de presse d’avant match le jeudi 8 janvier 2026 qui opposera le Sénégal au Mali en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc. Pour lui, un derby se gagne.
À la veille du quart de finale très attendu entre le Sénégal et le Mali, comptant pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc, le sélectionneur des Lions de la Teranga, Pape Tiaw, s’est exprimé en conférence de presse le jeudi 8 janvier 2026. Face aux médias, le technicien sénégalais a insisté sur l’importance de l’efficacité et de l’équilibre dans ce choc ouest-africain qu’il qualifie sans détour de derby.
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« Un derby, ça se gagne », a d’emblée lancé Pape Tiaw, conscient de l’enjeu sportif et émotionnel de cette confrontation. Pour le sélectionneur sénégalais, la clé du match résidera dans la solidité défensive et surtout dans la capacité de son équipe à concrétiser ses occasions. « Il faudra garder un équilibre défensif, mais surtout être efficace devant les buts. Nous sommes une équipe qui se crée beaucoup d’occasions. Face à une équipe qui a faim et qui voudra nous éliminer, il faudra être clinique », a-t-il expliqué.

Revenant sur la gestion de son effectif, Pape Tiaw a rappelé qu’il dispose d’un groupe homogène et compétitif. « J’ai dit que j’ai emmené 28 titulaires et je suis en train de le prouver. Il n’y a pas de remplaçants dans cette équipe. Le football nous oblige seulement à aligner 11 joueurs », a-t-il souligné, mettant en avant l’apport positif de tous ses joueurs lorsqu’ils sont appelés à entrer en jeu.
Le sélectionneur sénégalais n’a pas manqué d’évoquer les débuts parfois difficiles de son équipe lors de certaines rencontres précédentes. « Face au Soudan, nous sommes mal rentrés dans le match. Les joueurs savent qu’on ne doit pas se permettre de démarrer comme face à la RDC ou au Soudan », a-t-il reconnu, assurant que des ajustements ont été travaillés, notamment sur le plan tactique.
Très respectueux de l’adversaire, Pape Tiaw a insisté sur la dimension fraternelle de cette affiche, tout en rappelant que, le temps du match, seul le terrain comptera. « C’est un match qui se prépare avec beaucoup de respect face à un pays frère comme le Mali. Pendant deux heures, ce sera un adversaire », a-t-il déclaré, décrivant une équipe malienne engagée, solide physiquement et dotée d’un fort mental, comme elle l’a démontré face à la Tunisie.

Conscient que la rencontre pourrait se jouer sur le plan psychologique, le sélectionneur sénégalais a appelé à la maîtrise des émotions. « Ce match peut se jouer sur le mental. Nous allons contrôler nos émotions pour aller chercher cette victoire. Un derby, ça se gagne, et nous voulons aller le plus loin possible dans ce tournoi », a-t-il martelé.
Enfin, Pape Tiaw a livré une note plus personnelle, rappelant les liens profonds entre les deux nations. « Nous avons tous des parents ou des voisins maliens. Ma mère est malienne et mon père sénégalais. Mais nous resterons dans le cadre du sport », a-t-il conclu, avant de souligner la nécessité de patience face à une équipe malienne bien organisée défensivement, qu’il faudra savoir déséquilibrer pour espérer se qualifier pour le dernier carré.
Karina Fofana

























