Le 8 mars 2020, la scène artistique ivoirienne perdait l’un de ses pionniers les plus emblématiques, N’ST Koffi, décédé aux États-Unis où il avait élu domicile depuis plus de trois décennies. Après des mois d’attente, son corps a été rapatrié à Abidjan le 3 juin, pour finalement être inhumé à Dimbokro, son village natal, le vendredi 16 octobre de la même année.
L’inhumation de l’artiste, connu notamment pour avoir créé le célèbre « Zogoda Zoué », a été marquée par l’absence de son épouse, Mme Belthilde Metoua Coffi, retournée aux États-Unis après avoir longtemps attendu la tenue des funérailles. La veuve de N’ST Koffi a vécu des moments difficiles, confrontée à des tensions familiales. Un proche de la famille avait exprimé sa préoccupation face à la situation : « Tout est vraiment compliqué dans cette famille. Ils ont passé tout leur temps à fatiguer la veuve de Nst Cophie’s et à la tourner en bourrique. La pauvre dame ne savait plus à quel saint se vouer. Et pour couronner le tout, Wilson Kouadio, le chef de famille qui était le facilitateur entre la veuve et la famille de N’St Cophie’s, est décédé… Vraiment, tout est compliqué », avait-il déploré.
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La veuve avait elle-même appelé les autorités ivoiriennes à intervenir : « Je voudrais que le gouvernement fasse ce qu’il y a lieu de faire pour enterrer mon mari pour que je puisse rentrer car j’ai des obligations. Je suis tombée malade pendant trois semaines. Si on ne respecte pas la date du 1er août 2020, ce sera compliqué pour moi. Ma situation n’est pas confortable actuellement. J’ai un fils de 12 ans qui est tout seul aux États-Unis et qui ne cesse de m’appeler tout le temps. J’ai grand besoin d’enterrer mon mari pour que je puisse rentrer », avait-elle déclaré.
Six ans après sa disparition, N’ST Koffi reste présent dans les mémoires, rappelant que pour un artiste, la mort n’est qu’une étape, l’œuvre qu’il laisse derrière lui continuant d’inspirer et de toucher les cœurs, perpétuant ainsi son héritage immortel.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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