« Je ne ferai plus jamais de buzz ». C’est par cette phrase que Koumbadjan Kouyaté, dite Koumba, a marqué les esprits au sortir de son passage au tribunal d’Abidjan Plateau, le vendredi 30 janvier 2026, dans l’affaire qui l’oppose à la diva ivoirienne Aïcha Koné. Poursuivie pour injure et diffamation à la suite d’une plainte déposée par cette dernière, l’ancienne chanteuse a publié une vidéo devenue virale pour annoncer un changement radical dans son attitude sur les réseaux sociaux.
S’adressant directement à ses abonnés, elle a déclaré « J’aimerais m’adresser à mes abonnés et mes fans, je ne veux plus jamais de buzz dans ma vie. Pensez ce que vous voulez, dites ce que vous voulez, je ne ferai plus jamais de buzz avec qui que ce soit. Arriver à un moment donné, il faut se prendre au sérieux, je ne ferai plus jamais de buzz. Je serai sur les réseaux sociaux certes, je continuerai de plaisanter avec vous mais j’arrête les buzz ». Par cette prise de parole, Koumba affirme vouloir mettre fin aux polémiques qui ont accompagné ses récentes sorties en ligne, tout en maintenant sa présence sur les plateformes numériques.
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Le même jour, elle comparaissait au tribunal aux côtés de sa fille Affou Keita pour répondre des faits qui lui sont reprochés. La procédure engagée par Aïcha Koné porte sur des propos tenus publiquement, notamment sur TikTok, que la plaignante considère comme des injures et des accusations diffamatoires ayant porté atteinte à son honneur et à sa réputation. À la barre, Koumbadjan Kouyaté a présenté des excuses. De son côté, Aïcha Koné a clairement indiqué qu’elle refusait de retirer sa plainte, estimant que les faits allégués ont eu un impact sérieux sur son image.
Le procureur de la République a requis une peine de 24 mois de prison à l’encontre de la mise en cause. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et la décision est attendue le 13 février 2026. Au-delà de l’aspect pénal, ce dossier est suivi avec attention en raison de la notoriété des deux femmes et des questions qu’il soulève sur les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.
Aïcha Koné demeure l’une des voix majeures de la musique ivoirienne, ayant marqué plusieurs générations, de l’époque du président Félix Houphouët Boigny aux années plus récentes. En face, Koumbadjan Kouyaté reste associée à la nostalgie musicale des années 1980. Selon plusieurs observateurs du milieu artistique, les relations entre les deux femmes, autrefois proches, se seraient détériorées ces derniers temps sur fond de différends personnels exposés publiquement.
La réaction du fils d’Aïcha Koné, l’artiste Baba Shane, a également retenu l’attention. Il a déclaré « Bravo maman ! Bravo à la justice de Côte d’Ivoire ! bravo à l’état ! Maman Koumba est comme une mère pour moi mais elle a abusé en diffamant et accusant ma mère sur des choses fausses. A un moment ça devenait de la haine contre ma mère et ma mère n’a jamais porté plante contre quelqu’un. Mais là elle-même a décidé que trop c’est trop et elle est allée porter plainte ! Après ma mère a une magnifique carrière donc si des gens diffament ou mentent sur elle tous les jours, les gens peuvent croire et ce n’est pas bon pour la carrière de maman ! ».
Cette affaire illustre ainsi les tensions croissantes entre notoriété, vie privée et usage des réseaux sociaux, y compris entre personnalités ayant partagé une longue histoire commune. La déclaration de Koumba, qui assure vouloir en finir avec les « buzz », intervient à un moment charnière, alors que la justice ivoirienne doit encore se prononcer sur la qualification pénale des propos qui lui sont reprochés.
Djabiga Soro
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